Pourquoi nous quittons Dubai

J’ai reçu énormément la question ces dernières semaines, c’est pourquoi j’ai décidé d’en faire un article et de revenir sur cette expatriation qui a fait des vagues a l’âme, et au cœur. Bien sûr je ne vais évoquer que les points qui ont été décisifs pour nous, donc négatifs. Dubaï est une ville incroyable, beaucoup plus que les clichés qu’on lui prête et je vous invite à me suivre sur Instagram pour découvrir toute sa richesse…

1.  À Dubaï, on ne vit vraiment que la moitié de l’année

Et oui, on a évoqué le sujet plusieurs fois ici mais la « bonne période » de Dubaï est entre novembre et mai. Le reste du temps, on vit à l’intérieur et les promenades deviennent rapidement étouffantes. Année après année, j’ai toujours attendu l’été en France avec une immense impatience… impatience qui a eu raison de moi. J’ai besoin de vivre dans un endroit où chaque saison a son charme, où nous ne sommes pas obligés de nous enfermer dans les malls, restaurants et salles de jeux climatisées 5 mois dans l’année malgré le fait que certaines soient très adaptées et agréables.

2.  Dubaï n’est pas une ville pour marcher

Et marcher me remplit de joie ! N’étant pas une grande sportive, c’est même l’activité que je pratiquais le plus souvent en France, talons ou non. Et c’est en marchant que je laisse libre court à mon imagination, que les idées me viennent pour mes différents projets, où je suis la plus créative. Pour être honnête avec vous, j’ai (presque) tout essayé : marcher et courir dans une salle de sport, nager, tester des cours de sport (mais qui ont un prix), rien (pour moi) ne vaut la marche et l’évasion qu’elle me procure au quotidien…

Bien sûr il existe plusieurs itinéraires de balade que je cite dans mon city-guide pour les familles : la promenade de Kite Beach, de Jumeirah Beach, le quartier privé d’Al Barari, de City Walk, le long des fontaines de Downtown, le parc Safa… mais impossible d’aller d’un point A à un point B à pieds, et impossible de ne rien faire sans voiture. Dois-je préciser que je n’ai pas le permis et que la conduite des taxis m’effraie ? Vous avez la big picture…

3.  À Dubaï, tout a un prix

Je ne comparerais pas forcément Dubaï à Paris (d’où je suis originaire) car Paris est une ville chère mais le poids financier de Dubaï nous a collectivement beaucoup pesé en tant que famille. Ici, tout a un prix si nous souhaitons la qualité. Pour nous. Nos enfants. (Hormis les services tels le ménage.)

Alimentation, produits de beauté, restaurants, école… tout est globalement assez coûteux et c’est ce dernier paramètre qui nous a conduit à prendre la décision de déménager. Le système scolaire est très cher et pour une prestation qui ne vaut pas forcément le privé en France, en Angleterre ou ailleurs. Comment vivre avec une année de maternelle qui coûte celle d’une école de commerce ? Ni l’entreprise de mon mari, ni mon activité ne permettait d’absorber de tels frais…

4.  Professionnellement, je me sentais limitée

Ce point m’appartient totalement. J’oscille depuis plus de 10 ans maintenant dans des domaines relatifs à la création de contenus pour mon compte et ceux de mes clients et depuis 4 ans, je m’épanouis énormément dans le podcasting, l’interview et l’animation d’évènements, de chroniques (radio et j’espère bien un jour télé !)

Et ces 3 années à Dubaï m’ont fait prendre conscience que mes rêves avaient une limite ici :

  • Je ne parle en effet pas assez bien anglais pour me développer réellement dans ces domaines même si j’ai tout de même réussi à animer une chronique radio dans la seule émission française aux émirats sur une station de grande écoute : « Salut les Emirats » sur STAR FM.
  • Le marché du podcasting est très peu développé alors qu’à Paris, il y a même des évènements qui lui sont pleinement dédiés
  • J’ai de beaux projets d’interviews que je ne souhaite pas au quotidien réaliser à distance… pas la même saveur

J’ai – et à plusieurs reprises – été énormément frustrée d’être si loin et laisser passer plusieurs projets qui m’auraient follement animé.

5.  L’angoisse s’est pas mal développée

C’est peut-être un sous-sujet car je ne saurais jamais vraiment si c’est la conjoncture post-partum + expat + lancement à mon compte la même année (oui oui) mais mes angoisses (sûrement tapies dans l’ombre depuis un moment) m’ont littéralement envahies ! Et malgré lui, Dubaï est beaucoup associé à ces sentiments difficilement maîtrisables et très probablement accentuées par le mode de vie assez sédentaire…

6.  Voyager me (nous) manque

Encore un point qui nous appartient et qui est totalement corrélé à nous, notre histoire mais cela fait 3 ans que nous n’avons pas réellement voyagé, à 2 ou à 4.

A 2 car mes parents étant loin, nous ne pouvons pas leur confier nos enfants (certains les laissent à la nanny mais personnellement, nous n’en avons jamais eu envie.) Et a 4 car nos allers-retours Dubaï – Paris (2 dans l’année) prennent tout le budget voyage. Nous sommes extrêmement famille (je suis issue d’une famille de 4 enfants) et il nous était impossible d’envisager de ne pas rentrer pour les fêtes de Noël ou l’été.

Même si nous avons fait de nombreuses magnifiques escapades, ma curiosité n’est pas assouvie ! Parcourir le monde (du moins l’Europe) me manque et j’ai hâte de reprendre la route…

7.  Le mode de vie latin nous appelle

La vie ! La vie dans la ville ! L’agitation (est-ce un comble ?) Les cafés qui grouillent sur le coin de la route, les gens partout, les boutiques, les théâtres, les expos, les concept-stores… ne jamais savoir sur quoi tu vas tomber en sortant de chez soi, se laisser porter… au quotidien, il peut rapidement être assez simple de se sentir isolé(e) dans sa villa ou son appartement, j’en ai parfois fait les frais. Et être confiné 2 mois après son arrivée n’a pas aidé…

Voici les raisons principales, il y en a d’autres bien sûr (l’absence aux réunions de famille, l’éloignement avec les amis…) mais honnêtement la douceur de vivre imbattable des Emirats les comblaient pas mal.

Plusieurs fois ces 3 dernières années, j’ai reçu la question me demandant pourquoi on ne vivait finalement pas la moitié de l’année aux Emirats et l’autre en France ou ailleurs… La réponse est simple : si je suis à mon compte et ait cette flexibilité, ce n’est pas le cas de mon mari. Et avec des enfants que l’on a décidé de scolariser (faire l’école à la maison, ce n’est pas pour moi :)) ce n’était pas envisageable.

Ceux qui me suivent au quotidien savent que la décision était extrêmement difficile à prendre… Outre les points devenus pesants, Dubai est une ville sécuritaire comme nul part dans le monde, l’énergie y est ultra positive, ses habitants extrêmement gentils et accueillants au quotidien, chaque weekend est une fête, ses adresses racontent une histoire, le multiculturalisme pour les enfants est d’une richesse absolue… Nous y avons des souvenirs merveilleux, et nous n’excluons pas de recroiser sa route un jour.

Voila, j’espère que cet article éclairera les plus curieux d’entre vous quant à nos choix. Je vous embrasse.

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