Juste la fin du monde

juste-la-fin-du-monde-xavier-dolan-festival-cannes-2016-modernists-ulliel

Bon, pour être honnête avec vous (honnête avec vous, cette expression dont j’ai du mal à me défaire), je ne savais vraiment pas comment débuter cet article – je pourrais dire cette nouvelle rubrique – car les articles ciné sont loin maintenant. Une chose est sûre j’avais envie de vous parler de films, et surtout de ce film. Par conséquent, je vais essayer de ne pas (trop) digresser et de ne pas passer une demi-heure à disserter sur cet article qui relate la méthode de Walt Disney pour être plus créatif (oui, je suis en train de me refaire pour la 30ème fois la biographie complète de ce génie), de ne pas non plus m’épancher sur le podcast “Métro, Boulot, Bonheur” que j’ai adoré via Radio Médecine Douce, sur mon dîner au restaurant KULT (je vous en parle ici la semaine pro), bref de ne pas faire comme d’habitude et mettre 3 heures à introduire mes articles (… trop tard.)

Cette semaine, donc (mercredi matin à 10h40), je me suis retrouvée (avec un jeune couple de fans et des retraités) dans la salle dans laquelle j’allais chialer pendant 2 heures. Ce film, je l’attendais depuis avant Cannes, depuis Mommy. Je l’attendais plus que tous les autres que je regarde depuis 7 ans. (J’ai découvert Les Amours Imaginaires par une collègue en 2010, la révélation Dolan.) Je l’attendais si fort que je ne voulais pas arriver après la bataille, lire les critiques, entendre débriefer les potes cinéphiles. Je voulais être la première ce mercredi à 10h40 à me plonger dans l’abîme, à me faire mon propre avis. 

Je ne vais pas vous faire une critique de ce film car je ne sais pas bien faire, mais vous dire ce que j’en pense et à quel point il m’a époustouflée.

Juste la fin du monde est le 15ème film de Dolan, il raconte l’histoire d’un écrivain qui, après douze ans d’absence, retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.

Cet échange entre Mother (Nathalie Baye) et Louis (Gaspard Ulliel) au milieu du film dans la grange est déjà culte. Les échanges entre la mère et le fils absent, l’amour et les sens à l’écran, la beauté des plans, les cadres, les matières des vêtements que l’on croit toucher, la tension palpable qui s’installe, le souffle court, le coeur prêt à exploser, les silences, la musique évidemment et surtout, lui. Xavier Dolan dont on ressent la présence, comme un 6ème personnage. Ce film, c’est lui, derrière tous les plans.

Juste la fin du monde est un film d’amour, un film d’amour qui donne de sa personne. Un film dont le spectateur se sent tout de suite proche, un film dans lequel on s’identifie aux personnages. Et puis les premières minutes, j’ai détesté. Il est possible que des mèches de cheveux aient été frénétiquement tournées, que des ongles aient été rongés dans la salle, je n’ai pas regardé. Les premières minutes mettent en scène le désamour familial et puis ça crie, ça crie beaucoup. Il y a pas mal d’obscénités verbales, de lenteur dans la maison, de regards longs, de mains qui se lient entre elles, de cigarettes sur lesquelles on tire, de salive que l’on avale difficilement, de mots que l’on ose prononcer, et puis que l’on ose vulgairement, de larmes, de coeur qui se serre quand il souffre, de jalousie hurlante, dévastatrice, et surtout, surtout de nostalgie.

Juste la fin du monde est un film triste. Très triste. Le rapport à la mère, au frère, à la soeur. J’ai passionnément aimé. Tantôt pleuré, tantôt souri. Jamais ri. L’amour difficile à exprimer dans une fratrie, les caractères incompatibles, l’ainé qui ne peut pas forcément donner l’exemple, les forces différentes… Tout ça m’a rendu bien triste… Mais c’est beau, vraiment beau.

dolan-juste-la-fin-du-monde

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

Développement personnel : l’application Radio Médecine Douce

radio-medecine-douce

La valse des voitures en fond sonore depuis mon nouvel appartement, j’ai retrouvé la joie d’avoir du temps pour moi. Le plaisir de faire durer mon café un peu plus dans la matinée, de me promener à Paris en pleine journée. Le plaisir de cuisiner, d’écouter, de flâner et d’apprendre. Le plaisir du temps qui se savoure un peu mieux, qui sert à papillonner d’une activité à une autre, sans contrainte, en toute liberté.

Parmi les découvertes, il y a cette application à côté de laquelle il me fut impossible de passer : RADIO MÉDECINE DOUCE. Elle n’existe que depuis 24h dans mon téléphone mais je sais déjà qu’elle va m’accompagner au jour le jour durant des mois, des années. Inconnue sur les Internets, elle est une mine d’informations, que dis-je, d’or, à consommer sans modération.

Conseils, réflexions autour de la santé… Radio médecine douce est la première radio entièrement dédiée à la santé naturelle et aux thérapies alternatives. Tous les jours, nous pouvons écouter des émissions en live ou en différé grâce aux podcasts.

Nathalie, l’animatrice unique invite à tour de rôle des intervenants naturopathes, herboristes, sociologues, sophrologues et sexologues pour discuter. Je vous avoue avoir déjà dévoré quelques émissions. Pour le moment, j’ai particulièrement aimé :

  • « L’impact des couleurs » avec Youmna Tarazi : Identifier le vêtement et les couleurs qui reflètent notre nature profonde, procure une sensation de bien-être, d’harmonie et de paix intérieure.
  • « L’importance de la flore intestinale » : Problèmes de peau, perte des cheveux, dents qui tombent, maladies, dépression, confort ou intolérances alimentaires, tous les maux démarrent dans le ventre, le colon ne fait qu’un avec notre cerveau.

Un livre conseillé : Le charme discret de l’intestin de Giulia Enders

  • « La nutrition dans tous ses états » avec Marion Kaplan : Bio-nutritionniste, conférencière et auteure, Marion Kaplan transmet l’ensemble de ses recherches et expériences depuis plus de 30 ans. L’origine des maladies et comment révolutionner son mode de vie et son alimentation pour recontacter sa pleine santé et son fil conducteur. Conversation passionnante et indispensable qui m’a définitivement remise au régime Paleo.

Un livre conseillé : Paléobiotique par Marion Kaplan

Vous connaissez cette appli ? Si non, je veux vous voir en 1 clic l’obtenir ! Parce que si, vous et moi, nous pouvons en discuter ensuite, c’est encore mieux… 

XXX

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

CETTE SEMAINE, J’AI… #01

the-everygirl-dog-lover

× Fais mes bagages, replier les mots, les tasses, les stylos, les carnets de notes et TO DO, les dessins et les petites attentions déconne.
× Observé les murs et les tableaux, les plantes sur lesquels on trébuche, les chaises qui tournent et les copains, tapis derrière leurs écrans de créatifs.
× Regretté d’un coup ce que j’ai si souvent détesté, du genre les briefs compet’ ou pas clairs, les charrettes… Tous ces mots à présent innés et prononcés entre deux batailles de nerf.
× Réalisé pour la centième fois que depuis mon Asie, je ne connais que ça. Que ma toute petite équipe dans cet immense groupe a été le moyen pour moi de rentrer au pays. De quitter Hong Kong et de m’intégrer dans une nouvelle communauté, extra et empathique.
× Posé ma tête sur leurs épaules en voulant maintenir le contact. Je déteste les au revoir.
× Eu envie de pleurer, un peu.

× Décidé d’acheter sur un coup de tête tous les livres de Houellebecq et commencé à dévorer Les Parti(cul)es Élémentaires. Les lectures imprévues, improbables, sont souvent les meilleures. « La vie, pensait Michel, devrait être quelque chose de simple; quelque chose que l’on pourrait vivre comme un assemblage de petits rites, indéfiniment répétés. Des rites éventuellement un peu niais, mais auxquels, cependant, on pourrait croire. Une vie sans enjeux, et sans drames. Mais la vie des hommes n’était pas organisée ainsi. Parfois il sortait, observant les adolescents et les immeubles. Une chose était certaine : plus personne ne savait comment vivre. »
× Pensé qu’il était vraiment minable, après avoir lu qu’il appelait à voter Marine Le Pen, et qu’il perdait son procès face au Monde (bien fait).
× Réalisé que je me foutais du mec derrière les bouquins. Que j’aimais sa profondeur, sa faculté de réflexion. Houellebecq est un visionnaire, il imagine dans ses romans l’avenir qui ne nous arrivera pas. C’est original, un peu absurde et terriblement excitant.

× Essayé de commencer pour la 1500ème fois Stranger Things. Pourquoi je n’y arrive jamais avec les trucs dont tout le monde parle ?
× N’ai pas regardé, donc, pour me rabattre sur Quotidien.
× Changé la charte graphique de mon blog pour un truc plus blanc, plus épuré, laissant une plus large place aux textes et aux photos. J’en avais ma claque du superflu.
× Appris la théorie Queer. Booké au moins 3 concerts dans mon agenda : Fakear – Petit Biscuit – Bon Iver, j’arrive.
× Déménagé. (Re)quitté l’appartement des parents pour Paris. Apprécié de me balader dans mon nouveau quartier pour en découvrir les moindres recoins. Observé mes nouveaux voisins. Kiffé cette perspective de nouvelle vie, avec un peu d’appréhension, aussi.
× Installé Feedly
× Décidé de créer une nouvelle catégorie ici pour les jours de flemme.
× Pensé que ce n’était pas sur que je m’y tienne.

#NowPlaying Song For Jo, Fakear

XXX

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

Younique arrive à Hong Kong

48cabd7f536cc3b3-picture1

Parfois, je reçois des emails me présentant des nouveautés beauté, et, comme vous le savez, cela me surprend à chaque fois car je ne suis pas experte en la matière. Il est vrai que depuis cette séance photo, survenue pour tester ma présence devant l’appareil photo, plusieurs propositions m’ont été faites. Parmi elles, j’en ai accepté certaines. Lorsque je suis véritablement bluffée, lorsque je sens que cela peut vous apporter. C’est toujours délicat pour moi d’écrire sur la beauté, je ne sais jamais quelle direction prendre et j’écris toujours lorsque je suis touchée. Je me souviens, je vous avais longuement parlé dans cet article ou encore cet article de mon difficile rapport à l’acné. Aujourd’hui, je l’ai vaincu et, les anciennes traces estompées, les imperfections presque reléguées au passé, je suis revenue petit à petit vers mes ombres à paupières, mascaras et crayons. Depuis quelques mois, il m’arrive ainsi de tester de nouvelles choses et, lorsque la marque Younique m’a contactée pour m’informer qu’elle arrivait à Hong Kong, cela m’a intéressée de la découvrir, en partie pour leur mascara révolutionnaire dont j’avais déjà entendu parler. 1 mois tout pile après avoir reçu les produits, Younique est une véritable révélation et m’accompagne au quotidien dans ma routine.

J’espère que ce maquillage vous plaira et pourra vous inspirer que vous soyez ici ou ailleurs, quelque que soit votre rapport à la beauté.

LES PRODUITS, LE TUTO

SUR MES YEUX

1. J’utilise en tout premier la base Glorious de Younique et ma Palette Moodstruck Younique.

Sans gluten, sans soja, sans parfum, sans paraben, sans latex, sans sulfate, sans PABA et sans BPA, les 3 palettes Addiction de la gamme Moodstruck de Younique contiennent des fards à paupières magnifiques et très résistants. Parmi les 3 palettes, j’ai choisi la n°1, comprenant les teintes chaudes. Les ombres s’appliquent, s’étirent et s’estompent facilement. Seul petit hic ? Gare aux paillettes qui peuvent facilement se propager sur le visage.

2. Je trace ensuite au ras des cils une ligne avec l’eyeliner liquide Moodstruck Precision. Grâce à sa pointe fine, il glisse très facilement pour un trait précis et intense. Je l’ai en noir mais je sais qu’il existe en 5 teintes foncées pour apporter un peu de fantaisie aux make-up les plus sobres.

3. Enfin j’use et j’abuse du meilleur mascara que j’ai connu jusqu’à présent ! Je veux bien sûr parler du du Younique 3D Fiber Moodstruck Lashes, soit un boîtier contenant 2 mascaras… qui ne sont pas vraiment des mascaras. Je vous explique :

La base Younique du 3d fiber n’est pas une simple base mais un gel transplantant qui permet aux fibres naturelles de la seconde brosse d’accrocher sur vos cils et de fixer ces dernières. 3 étapes composent donc le mascara Younique :

  • Appliquez une première couche de gel transplantant sur vos cils 
  • Immédiatement après (n’attendez pas que le gel ait eu le temps de sécher), appliquez les fibres 
  • Et enfin, appliquez une seconde couche de gel transplantant sur les fibres pour fixer le tout 

Résultat ? Si la perfection n’existe pas, ce duo s’en approche. Depuis que je l’ai connu il y a un mois, il ne me quitte plus.

palette-addiction-younique-03

 

1f4bcec49575734e-product_lg

DANS MES SOURCILS

Je prends très rarement le temps de maquiller mes sourcils (je les ai bien brouissailleux à la base) mais j’ai essayé le crayon précision à sourcils Moodstruck et difficile de ne pas l’adopter : sa pointe de 1,7 mm imite parfaitement l’apparence des poils. Il a un rendu net et naturel que j’aime bien.

SUR MES LÈVRES

Gloss Lucrative Moodstruck Minerals Younique. Je porte très peu de gloss car je n’aime pas trop quand ça colle mais disons que j’ai complètement adopté le Younique ! Sa petite éponge permet une application aussi douce que précise et son petit miroir collé sur le coté du tube permet de nous suivre dans tous nos déplacements. À base de cire d’abeilles et sans gluten, le gloss Lucrative Minerals se décline en 10 teintes  Pour ma part, je possède le « Lavish » et j’en suis très satisfaite.

teintes-gloss-lucrative

gloss-lucrative-younique

J’ai également reçu le rouge à lèvres et le fond de teint mais je ne les ai pas encore testés. Je vous en reparle donc plus tard si cela vous intéresse…

Et vous, quel est votre rapport au maquillage au quotidien ? ♡

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

Réflexion sur l’identité online 

23h08. 5 heures de papotage avec elle. Après des heures de réflexion, seule, derrière mon ordinateur, durant de longues balades, à tout moment de la journée, de la nuit même aussi, ma décision est prise : j’arrête. Bon pas tout à fait, mais, pour ne rien vous cacher, je l’ai envisagé.

Le fait est que d’écrire est devenu une passion – et c’est bien la raison première pour laquelle j’ai commencé à “bloguer” il y a… 6 ans. Les mots – les assembler, les ressentir, les aligner, les imaginer, les associer – ils sont, au delà de notre lien, mon moyen d’expression vital, mon défouloir, mon exutoire.

Souvenez-vous, il y a quelques années, Instagram est né.. j’y ai tant joué. On s’est également connu comme ça, vous et moi. Aujourd’hui, je me moquerais presque de mes premières photos : mal cadrées, des couleurs trop saturées, beaucoup trop de hashtags et puis… à force de regarder les autres faire, je me suis construite une “identité”. Dont je fus fière à un moment donné. (don’t judge me) Mois après mois, après avoir écrit des pages et des pages sur Hong Kong, l’envie de diversification s’est faite ressentir. Que faire ? Bien-sûr j’étais abonnée au comptes de quelques filles, devenues copines, par le biais des soirées – bien-sûr j’aimais leurs photos, leurs looks, leurs styles, moi qui m’était jurée de ne jamais tomber dans le business “blog beauté”. 

J’ai voulu tester, une fois. « Franchement, pas mal d’avoir des photos de soi. » Allez, reposons une deuxième fois. Puis une troisième. Contrairement à ma volonté première, Instagram a triomphé, m’a écrasée. L’appétence du like m’a poussée à faire ce que je n’aurais jamais envisagé – m’a façonné une conduite – a fait naître en moi de nouveaux désirs. Par mimétisme – donc quelque peu erronés – vous pouvez vous en douter.

Je me suis ainsi créée un monde parallèle via ce mini réseau social. Un monde de paillettes, d’insouciance, de rêve. Un monde loin de moi par bien des côtés. Un monde qui ne véhiculait que des ondes positives, qui me faisait beaucoup sourire. Un monde qui plaisait, un monde qui faisait monter les likes, et qui “marchait.” Montrer ma tête, parfois des looks, raconter des aspects de ma vie c’était cool, et, bercée dans dans cela, sans aucun recul, je n’y ai jamais vu le mal. Je n’y vois toujours pas de mal, rassurez-vous, et je ne serai jamais de celles qui bloquent l’intégralité de leurs contenus de peur que le géant Google vienne les espionner, utiliser leurs données et les dévorer toutes crues. (Sérieux, j’en suis encore au stade “rien à foutre”) Non, non, c’est plus la question identitaire qui est venue à moi. Ce parallélisme entre moi, mon vrai moi, celle qui ne se prend pas du tout au sérieux, qui se paye sa tronche ouvertement, qui met très peu de make-up, qui porte très peu de bijoux, qui se trimballe le même sac à main depuis 4 hivers et l’image que je pouvais véhiculer à travers les réseaux sociaux. Entre moi et l’image publique qui peut se créer très vite à travers quelques photos et articles.

En discutant avec Elle, j’ai réalisé le fossé entre ce que je montrais et la personne que j’étais. J’ai réalisé le pouvoir que prennent aujourd’hui les médias sociaux dans nos vies – et cette force de pouvoir devenir n’importe qui. J’ai pris peur je vous le dis. 

Et puis… autre chose m’a dérangé. Ce quelque chose dont je ne m’étais jamais rendu compte auparavant : cette monstrueuse – et fâcheuse – superficialité qui, malheureusement, se cache derrière le mot “blog”. Tous ces gens qui ne lisent pas de “blogs”, ou qui n’en tiennent pas : m’étais-je mis à leur place un jour ? J’ai pris conscience – et je pense que nous le devons tous – notre société actuelle (et de tout temps) met vite des gens dans des cases. Tant mieux si les copains blogueurs l’assument totalement – moi – à des moments – je n’en peux plus de cette case. Je n’en peux plus de voir des anciens potes s’éloigner de moi à cause de la désastreuse image que peuvent avoir les blogs aujourd’hui. Je n’en peux plus de voir d’autres personnes se rapprocher de moi, de me parler que du blog, des produits que j’ai la chance de recevoir ou des restaurants que j’ai la chance de tester en exclusivité lorsque je voudrais parler de TOUT sauf de ces privilèges dont je suis consciente et qui sont parfois « indécents » à évoquer. Je n’en peux plus d’être – parfois – le centre de certaines conversations juste parce que j’ai une p*** d’image en ligne et que mon espace de création commence à être (un petit peu) vu. Je n’en peux plus de n’être réduite qu’à ça – parfois – que ces putins de mots que je n’écrivais – à la base – que pour moi – se transforment en pauses récréatives pour des personnes mal intentionnées ou conduisent à une déformation de mon identité. 

Petite mise en perspective : oui je reçois des produits, oui je les choisis, oui je crois en leurs valeurs – oui j’aime les marques avec lesquelles je travaille – oui j’aime les concepts que je teste. Et cela ne fait pas de moi la Blogueuse = Blonde = Sourire Bright = Connasse. 

Oui – faut assumer de – parfois – véhiculer cette image de princesse parisienne blogueuse un brin superficielle – lorsque – la plupart du temps – tu kiffes avec tes potes, tu payes ton sandwich 20 balles et tu te fonds dans la masse. 

Autre chose :  la dépendance… La dépendance à ces petits réseaux qui prennent tant de place de nos jours. Je voudrais vous parler du livre que j’ai – parfois – du mal à ouvrir pour mieux pianoter sur Instagram, apposer des petits commentaires et compter mes likes – Je voudrais vous parler du mini stress lorsque je ne capte pas durant un weekend entier et que je sais qu’il y a des choses que je dois poster – Je voudrais vous parler de la ridicule satisfaction qu’il est possible d’éprouver pour quelques nouveaux abonnés. Cette dépendance affreuse, futile, déprimante et qui commence à me peser, sincèrement. 

Bloguer est une passion pour toutes les rencontres faites grâce à ce petit espace, ces petits mails en pagaille, ces commentaires qui rassurent, qui font du bien, qui vous aident aussi.

Bloguer est une passion et je vous mentirais si je vous disais que ma première réflexion du matin n’est autre que : « Que vais-je le dire/raconter/montrer aujourd’hui ? »

Bloguer est une passion mais je me rends compte à quel point trop en dire – trop montrer peut être néfaste sur le long terme.

Bloguer est une passion mais je ne veux plus être dépendante des réseaux sociaux.

Alors… Alors j’ai beaucoup réfléchi. Tout arrêter ? Non, bien sûr que non. Écrire est vital et ce blog repose avant tout sur le partage d’expériences voyage. Moins en dire ? Oui, voilà, c’est ça. Moins en dire pour me préserver. Moins raconter pour préserver mes proches également. Adopter le Less Is More. Et me concentrer sur autre chose…

Sur l’écriture par exemple. Un projet est – chut rien n’est officiel – en cours.

J’espère que vous aurez compris le fond de ma pensée ♡

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

Voyager à Paris avec HappyCulture

happyculture petit belloy saint egramin

Vous écrire depuis mon petit bureau après 3 jours et 3 nuits exceptionnelles à Paris. Redécouvrir ma propre ville, m’y sentir pleinement touriste, m’émerveiller de ses ambiances et de ses lumières, c’est ce que HappyCulture m’a offert. Je me suis en effet mise dans la peau d’une véritable vacancière à Paris, pour mon plus grand plaisir, en testant « Happy Trip ».

Lorsque Blandine et moi avons commencé à échanger il y a quelques semaines, j’ai immédiatement été charmée par l’univers HappyCulture totalement adapté aux besoins de ses clients. Ces derniers bénéficient de véritables expériences sensorielles au sein de superbes hôtels labellisés « by HappyCulture » dans 7 villes en France : Paris, Nice, Bordeaux, Toulouse, Lyon, Strasbourg & Aix-en-Provence.

Chaque hôtel offre de nombreuses surprises telles le Happy Time, un apéritif revisité à base de champagne et petits fours offerts chaque jour aux clients de 17h à 20h !

Dans le cadre de mon « Happy Trip », j’ai pu prendre le temps de flâner à ma guise, me promener sans me soucier de mes petites affaires, puisqu’un voiturier s’occupait de transporter mes bagages d’un hôtel à un autre tout le long de mon séjour ! Magique vous dites ? Vous n’avez encore rien vu… D’étincelles en étincelles, j’espère faire briller vos yeux autant que les miens durant ce séjour de rêve… En voiture !

1er Hôtel parisien : ** Hôtel Sacha By HappyCulture

C’est samedi dernier en fin d’après-midi que nous avons pénétré (moi et mon invitée) dans notre premier hôtel niché dans le quartier des théâtres parisiens, j’appelle… Montmartre ! L’hôtel est situé à deux pas du célèbre Moulin Rouge, de l’Opéra Garnier, du Sacré-Cœur et des Galeries La Fayette. Un bonheur de résider dans ce coin de Paris si connu pour ses films cultes… À peine entrées dans l’hôtel, nous découvrons une décoration « cabaret » et une atmosphère hors du commun ! Les murs sont tapissés de tribunes de théâtre et un « Entracte » est proposé tous les jours à partir de 17h (soit un Happy Time festif autour du bar à champagne.)

Hotel-Sacha-Paris-entracte-champagne-gratuit-avis

Les chambres

L’hôtel comporte 4 types de chambre avec des styles totalement uniques. Des couleurs des tapisseries aux mobiliers, chaque chambre possède son propre univers. J’ai particulièrement aimé le bleu de la mienne, contrastant avec le blanc de la literie et le bois des meubles. La chambre jaune, avec son adorable petit balcon, figure parmi mes préférées !

Hotel-Sacha-Paris-021-960

Le salon

Des 3 hôtels testés, c’est ce salon mon préféré. Si vous me suivez un peu sur Instagram, vous connaissez mon adoration pour la verdure… Je suis donc totalement tombée en amour pour la grande véranda illuminant instantanément la pièce. J’ai également aimé le large canapé qui donne envie de se nicher dedans, la décoration toujours très « cabaret » et les vieux objets disposés dans la pièce que l’on peut saisir pour s’amuser.

cohen-sacha-11

**

Bref, une nuit de dépaysement totale… Mais à quel prix ?

Si j’ai eu la chance d’être invitée cette fois-ci, je pourrais avoir envie d’y retourner (avec un futur amoureux qui sait) ou conseiller cet hôtel à un ami de passage à Paris. J’ai donc regardé les prix sur HappyCulture et c’est entre 32 et 65 euros la nuit avec petit-déjeuner (salé et sucré) inclus. Je trouve ainsi cet hôtel tout à fait abordable et au très bon rapport qualité/prix !

2ème Hôtel parisien : **** Hôtel Petit Belloy Saint-Germain By HappyCulture

Après un petit déjeuner des plus copieux (les petits déjeuners d’hôtel sont ma passion), nous devons déjà quitter notre 18ème pour un autre de mes quartiers préférés : le 6ème arrondissement de Paris. Saint-Germain-des-Prés, le chic, les grands écrivains dont les âmes résident encore au Flore, les petites librairies cachées, les galeries d’art, les terrasses bondées… Voilà comment je le vois mon quartier rêvé dont j’ai souvent arpenté les pavés.

ll est un peu plus de midi lorsque le voiturier chargé de transporter nos bagages d’un hôtel à un autre arrive (Merci Happy Trip !) La bonne nouvelle ? Nous montons également dans la camionnette. Les monuments défilent sous nos yeux émerveillés. Je ne peux m’empêcher de tout filmer, de tout photographier… Je ne me lasserai jamais de regarder Paris, chaque fois avec un nouveau regard, en fonction des périodes de ma vie.

Les chambres

4 étoiles… Je vous avoue avoir été totalement conquise par le confort de ma petite chambre lumineuse. J’ai beaucoup aimé ses couleurs très douces, ce qui donne un côté très apaisant et chaleureux à la pièce. D’ailleurs, lorsque l’on sait qui se cache derrière cette décoration, nous comprenons vite pourquoi nous aimons ! J’appelle… Ligne Roset ou le symbole de l’élégance signée des plus grands talents du design contemporain !

IMG_6109

happyculture saint geramin

Le salon & l’Happy Time

Le salon du Petit Belloy Saint-Germain by HappyCulture se confond avec celui du Belloy Saint-Germain. Tous les jours à partir de 17h, vous n’aurez qu’à traverser la rue pour vous délecter de gourmandises sucrées, de délicieux macarons et d’une coupe de champagne dans le cadre de l’Happy Time.

Selon moi, il s’agit de l’un des meilleurs rapports qualité/prix pour un hôtel à Paris. En effet, si vous choisissez une chambre classique avec vue, nous ne débourserez que 105 euros (lit queen size). Comptez plutôt aux alentours de 230 euros pour une chambre familiale.

Happy Trip hôtel Etoile Saint-Honoré

hôtel Etoile Saint-Honoré Paris

3ème Hôtel parisien : **** Hôtel Étoile Saint-Honoré By HappyCulture

Ma dernière soirée dans le sublime hôtel Etoile Saint Honoré fut encore mieux de tout ce que j’aurais pu imaginer. En grande amoureuse de ma capitale chérie, je n’aurais pas pu être plus heureuse de découvrir cette chambre perchée au 7ème ciel ! En effet, depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours rêvé de pouvoir dormir dans une chambre m’offrant une vue sur les toits de Paris mais les prix souvent trop chers pour moi ne me le permettaient pas… Grâce à ce petit blog, j’ai eu l’incroyable chance de pouvoir achever mon séjour dans ce lieu de rêve !

L’hôtel est situé, comme son nom l’indique, sur la très célèbre rue Saint-Honoré. Dès notre arrivée, c’est un Happy Time (nommé Apéritif Étoilé) digne des plus grands Tea Time d’hôtels parisiens qui nous attend. Champagne, bonbons, macarons, mets salés, sucrés… je ne résiste pas à ce festival de douceur et au cadre intimiste propice au calme et aux conversations plus secrètes. La décoration est bien soignée et nous offre un style contemporain très agréable.

Les chambres

L’Hôtel Etoile Saint-Honoré compte 85 chambres et suites spacieuses climatisées, équipées et décorées avec soin. À ma demande, nous avons été placées dans la Junior Suite Privilège, disposant d’une vue exceptionnelle sur le Sacré-Cœur et la Tour Eiffel. Chaque suite de l’hôtel est créée par un architecte différent. J’ai particulièrement aimé le lit dans lequel nous pouvons fermer les yeux face au tout Paris, la petite terrasse et sa table parfaite pour un apéritif romantique, la salle de bain et surtout la baignoire… LA baignoire de mes rêves – à la fois élément de décoration – et propice aux instants de cocooning. Je ne vous le cacherai pas, j’ai eu peine à m’endormir tant j’étais excitée par cette chambre. Je serais restée éveillée toute la nuit pour profiter d’elle si je n’avais pas eu à me lever le lendemain…  J’ai donc passé une nuit exceptionnelle avec, au réveil, l’un des meilleurs petits déjeuner que je n’avais jamais goûté.

Vue Hôtel Etoile Saint Honoré Paris

IMG_6108

Suite Hôtel Étoile Saint-Honoré Paris

Baignoire Hôtel Étoile Saint Honoré

IMG_5991

Petit déjeuner Etoile Saint Honoré

IMG_5939

**

Comptez environ 145 euros pour cette suite. C’est un budget, certes, mais si vous choisissez cet hôtel pour une occasion particulière, il vaut totalement le coup !

Mon verdict ? 

À l’heure où je vous écris, je suis encore toute émerveillée de mon voyage à Paris avec HappyCulture et je suis très heureuse de l’avoir partagé avec vous sur Instagram et ici-même sur le blog… HappyCulture, c’est : la pocket wifi 4G pour 1 euro/jour – la réception disponible 24h/24 – un petit-déjeuner servi entre 7h et 11h – un parking public à proximité – le wifi gratuit illimité – une machine nespresso à disposition – un Happy Time tous les jours à partir de 17h. Et en optant, comme moi, pour l’Happy Trip, vous ne vous occupez plus de vos bagages ! J’ai hâte de découvrir les autres hôtels à Paris et ailleurs… 

Merci HappyCulture pour ce joli voyage. ♡

Zag

Lorsque j’ai découvert ZAG, ce fut le coup de cœur immédiat.

Lumineux, simples, naturels, composés de matières naturelles, de cristal de Swarovski et d’argent, les créations ZAG sont sobres et épurés.

Faute de pouvoir porter l’intégralité de la collection, j’ai pu choisir quelques bijoux pour vous les présenter grâce aux très jolies photos de ma Élodie (@mydogisproutprout sur Instagram).

Mon coup de cœur sur ce look ? Le collier attrape rêves qui donne un joli look bohème. Je l’ai choisi en or jaune pour aller avec mes cheveux éclaircis par le soleil.

On y ajoute deux merveilles : une manchette turquoise/or jaune sur laquelle j’ai complètement craqué & un bracelet chaîne et perles d’une incroyable finesse ! J’espère que, comme moi, vous tomberez amoureuses de la marque et que ce look vous inspirera avant la rentrée !

IMG_8733

IMG_8730

IMG_9114

IMG_8805

IMG_8807

bijoux zag-linea-chic

Photos : Élodie

Robe : Caroll (ancienne collection) – Bijoux : Zag – Montre Kapten & Son

Retrouvez tous les bijoux ZAG sur Lina Chic !

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

De la lumière sur ma peau grâce à Maison Caulières

Oui je fais partie de ces femmes qui mettent peu (ou très peu de produits) sur leurs corps. Oui, je ne jure que par les huiles essentielles et c’est d’huile de coco et d’aloe vera que je me suis badigeonnée tout l’été. Oui, ma peau, à tendance allergique, ne tolère que les gels douches hypoallergénique et sans parfum. Oui je suis loin d’être experte en beauté, ni votre meilleure alliée pour vous conseiller… Mais je sais reconnaître les petites merveilles lorsque l’on m’invite à les tester. De plus en plus grâce à bébé blog et c’est vous que je dois remercier.

Attention ! Ce n’est pas parce que je ne m’hydrate pas spécialement la peau l’hiver que je n’ai pas conscience que cela peut être utile pour prévenir le vieillissement de l’épiderme. Mais entre la multitude de crèmes industrielles bourrées de perturbateurs endocriniens et rien, je préfère… rien. Après, il s’agit bien-sûr d’une décision très personnelle dont vous êtes le seul maître ! – Et puis j’ai toujours entendu dire ma grand-mère libanaise qu’elle s’était toujours contentée d’un savon de Marseille pour se laver et s’hydrater la peau (et elle avait la plus belle peau que je connaisse !) alors… – 

Mais si je vous parle des produits Maison Caulières aujourd’hui, c’est justement parce qu’il s’agit de produits à base d’huiles de très haute qualité et naturels. Soit typiquement ce que je recherche… Je trouve dommage qu’une marque comme celle-ci soit si peu connue lorsque ses produits possèdent de grandes vertus ! Ainsi, lorsque Alexandre m’a contacté pour m’annoncer que ces derniers arrivaient au Shangri-La Palace, à Joyce Beauty et au Four Seasons de Hong Kong tout en me proposant de les tester, j’ai accepté sans hésiter.

Quelques jours après, j’ai donc reçu 5 produits de leur gamme dans une jolie trousse de qualité. Les voici :

  • Une Crème Mains Hydratante Frimas Délicat

La crème est riche et onctueuse à l’aspect satiné. Après utilisation, nous sentons nos mains instantanément plus belles, plus douces et parfumées de notes d’agrumes. Moi qui avais du mal à trouver une crème main vraiment efficace et agréable, je suis tombée en amour pour celle-ci !

frimas-delicat-resize-v2-compressor

  • Une Huile de Bain Parfumée Tourbillon Végétal

Cette huile dans laquelle se cache une multitude de pétales de rose se transforme au contact de l’eau en véritable cocon apaisant et parfumé. Notre peau est plus douce et soyeuse lorsque l’on sort du bain. Le bonheur !

tourbillon-vegetal-resize-v2-compressor

  • Une Huile Sèche Corps Cuvée d’Or

Cette huile sèche et gourmande est mon coup de coeur ultime ! Je suis fan de sa teinte dorée – comme ensoleillée –  et celle-ci nourrit parfaitement la peau, plus aucune trace de déssechement post-soleil pour ma part… j’adore !

cuvee-d-or-resize-compressor-V2

  • Une Brume Hydratante Corps Envolée Légère

En ces périodes de forte chaleur à Paris et ailleurs, cette brume hydratante est juste parfaite pour une sensation de fraîcheur immédiate ! Elle est pour l’instant un peu lourde dans mon sac (car bien pleine) mais je ne peux m’empecher de l’emporter avec moi tant je l’aime !

envolee-legere-resize-compressor2

  • Un Gel Douche Pétillant Bulle de Rosée

 L’odeur miel des ruches Caulières & accents de menthe fraîche de ce gel douche est une pure merveille ! Aucune réaction allergique et sensation de bien-être immédiat.

bulle-de-rosee-resize-V2

« L’huile au coeur de la création Desforges de Caulières

Des huiles végétales aux propriétés exceptionnelles

C’est en manipulant ses huiles au quotidien, qu’Éric Desforges de Caulières leur a découvert des vertus exceptionnelles qu’il ne soupçonnait pas. Plus il les manipulait, plus ses mains marquées par le travail de la terre devenaient douces et agréables au toucher.

Grâce à leur forte concentration en acides gras essentiels, les huiles Desforges de Caulières possèdent des propriétés bienfaisantes pour la santé mais aussi pour la peau.

Le miel au coeur de la tradition Desforges de Caulières

Des produits naturels de la plus haute qualité

La famille produit son propre miel depuis plus de 100 ans de manière artisanale : naturalité des plantes et respect de l’écosystème.

Le miel est récolté tout au long de l’année à la ferme de l’Epinay. La diversité des plantes (tournesol, lin et colza) que les abeilles butinent donne un goût et une texture exceptionnels au miel Desforges de Caulières qui se charge de nuances gustatives et olfactives en fonction des saisons. Le domaine Desforges de Caulières présente un très faible taux de mortalité des abeilles, témoignant de la pureté et de la naturalité des plantes et garantissant un miel sain et très bon pour la santé. »

Vous avez maintenant compris pourquoi je les aime tant ? ♡

Retrouvez tous les produits sur Maison Caulières

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST

Dans mes montagnes

14067484_10154388453691753_3832880898279417459_n

Jeudi matin j’ai ouvert les yeux sur la lumière estivale de Paris. Les températures étaient – originalement – très douces. Chaque année, c’est la même chose. Bien avant la Floride, bien avant Hong Kong aussi, je décidais de sécher Serralongue pour l’été à venir, mais toujours je m’y retrouvais. 2016, c’est pareil. Il a suffit d’un rêve un peu trop lointain, d’un appel trop fort de la nature, de quelques souvenirs si embellis par la force du temps, pour que je change d’avis. Serralongue fut avec moi. Les montagnes de mon enfance aussi. Comme chaque année alors, je me suis replongée en famille dans les albums – ces personnages en noir & blanc, à Saïgon et ailleurs – dans la construction de la maison en 1890 – Partout, je l’ai vu, ce grand-père chéri – Et puis j’ai consommé les apéritifs en famille avec le même plaisir. Les lendemains sont identiques dans les petits villages, dans le mien en tout cas. Quelques verres de trop rougissent un peu plus les visages d’une année sur l’autre, des petites ridules apparaissent, les jeunes passent de 1 à 2, puis 3. Personne ne part, jamais. Sinon vers l’au-delà. Cette maison me murmure à chaque fois « respire, ce n’est pas grave », m’aide à faire le point sur le passé – à appréhender le futur – Elle est toujours là. Elle et les spécialités locales, elle qui nous a vu depuis 5 générations naître, grandir, sourire, pleurer, sortir, manger, hurler de rire, danser, aimer, à la folie. De cette maison, je garde tout. Je garde l’exaltation des sens et la grande hâte de revoir celui que j’ai aimé pour la première fois. Je garde les retrouvailles entre copines, les tags sur les arbres, les parties de pétanque et les balancoires. Je garde tant de chansons, des clips montés à la vieille caméra et des photos en relief qui immortalisent quelques-unes des plus belles tranches de vie. Je garde les bals de village, les plus belles tenues et les vieux habits des années 30 qui servent de déguisement. Je garde les « chuuut », les jumelles que l’on se passe de main en main pour observer, les plus grands drames familiaux et la complicité des soeurs, bien après la bataille. Je garde tous ces mots que je m’écrivais d’une année sur l’autre pour les retrouver et faire le point. Je garde les barbecues, les fleurs, les abeilles qui nous font hurler en fermant la bouche, les grimaces, les jeux, les parties de cache-cache, les attentions qui ont fait naître une toute nouvelle manière de dire notre complicité malgré les kilomètres qui nous séparaient l’année scolaire.

Je garde mon Conjurador que j’ai décidé de vous montrer dans cet article.

Je garde tous ces petits riens qui représentent tellement, tellement pour moi.

14079927_1172356696157877_680378088934070483_n

serralongue

montagnes

village

sud de la france

look estival blog mode

14037672_10154389517591753_1046588352_o 2

look chapeau

Robe : Zara (ancienne collection) – Chapeau : Vintage – Chaussures Asos – Montre Kapten & Son

Si vous avez une maison de famille dans un village ou ailleurs, vous savez de quoi je parle…

 MY INSTAGRAM / FACEBOOK TWITTER / PINTEREST