Ma première interview filmée avec le rappeur Jazzy Bazz

Jazzy Bazz

On commence la semaine avec deux super vidéos réalisées lors de mon interview avec le rappeur Jazzy Bazz !

Souvenez-vous, il y a quelques jours, j’annonçais sur mes réseaux que j’allais interviewer Jazzy Bazz ! Et bien c’est chose faite ! En grande amoureuse de cet exercice (je le multipliais à Hong Kong), j’étais vraiment ravie de sortir de ma zone de confort et de rencontrer un artiste dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, et pourtant…

« Jazzy Bazz est membre des collectifs Cool Connexion, Grande Ville et L’Entourage. »

« Son premier album P-Town sonne comme une déclaration d’amour à Paris. »

MAIS je ne suis pas la plus calée en RAP !

MAIS DEPUIS, je suis fan UL-TIME de son morceau « Le Roseau » !

Alors bien-sûr, il y a un tas de petites choses à améliorer. Me tenir DROIIIITE, des tics de langage à corriger, des expressions corporelles à minimiser (MON DIEU que je suis expressive !), une image à accepter (c’est TELLEMENT bizarre de se voir à l’écran !), DU NATUREL à retrouver et de la CHALEUR à apporter à l’interview (je me trouve si froide !) mais globalement, j’ai tellement kiiiiiiiiffé comme à chaque nouvelle rencontre : pouvoir découvrir un artiste et lui poser (presque) toutes les questions que je souhaite est un véritable bonheur !

(Oui oui, moquez-vous mes amis ! 🙂 )

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The Young Professionals (TYP) – Interview

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Il y a quelques semaines, l’agence Rise Up m’a proposé d’interviewer le groupe de musique electro-pop israélien The Young Professionals composé du chanteur Ivri Lider & du producteur Johnny Goldstein. 

Avide de découvertes musicales, je n’ai pu qu’accepter, cela me permettant de découvrir leur univers décalé, coloré et résolument branché. Promis, le prochain interview sera en vidéo ! 🙂

En attendant, place aux stars du jour (interview en anglais) : 

Laura : Who are you ?

The YP : We are “The Young Professionals” also known as TYP, we are a band from Tel Aviv, making what you can call “electro pop” , we’re signed to Universal France so that’s our main market at the moment.

Laura : Why did you choose this name : The Young Professionals ?

The YP : It’s the name of the first song we wrote and after writing our first album we felt it actually holds in it a lot of the ideas and people we write about and connect with so we thought it’ll be a very good name to describe this bands vibe.

Laura : How did you form your band ?

The YP : We met in Israël a few years ago and started writing music together just for fun and being creative… after a while we realized we have a lot of songs we really like and then decided to take it to the next level and actually form a band 🙂

Laura : How long do you know each other ? 

The YP : For about 6 years now

Laura : Which adjective you would use to describe your universe ?

The YP : Multi-cultural, interesting, stupid, happy, sad, bi lingual, bi sexual, bi polar

Laura : How do you write your songs?

The YP : We usually sit together in the studio and start throwing ideas and playing with sounds and beats till we come up with something that’s exciting for us and then we have this click and we take it from there. I usually write lyrics on the road or in the most unusual unwanted situations…

Laura : You remixed « Video Games » from Lana Del Rey… Can you tell me more about that ?

The YP : We love making remixes and covers for songs we like. Taking something by an artist you adore and making it “your own” is great, and if you feel you can give it an interesting different angle from the original that’s always great.

Laura : Which influences for your new album… ?

The YP : The new album is an up tempo, good vibe one, less chill out electronica then the first one… Playing live for people all over the world def influenced us in that direction.

Laura : Why this title « Quick Quick, Star Star, Money Money » ?

The YP : It’s a little saying we have bout’ modern entertainment business , it’s not so much criticism but more of a reflection on how things are, people wanting fame for fame’s sake, and stardom is a lot about money and material stuff

Laura : Can you explain me your collaboration with Anna F. ?

The YP : We where looking for a female singer for “All Of It But Me” to feat. on the track, then the guys at the label offered Anna F. and the moment we heard her music we knew we want to work with her and she’s perfect for the track… then we met her and fell in Love 🙂

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Laura : You collaborated with Calogero, Shy’m… With whom do you want to collaborate ?

The YP : We had the pleasure collaborating with those great artists and we def want to more , Stromae can be a great collaboration 🙂

Laura : How can you explain than some brands like « American Express » or « Nike » use your songs in their ads ?

The YP : We think there’s a lot of “modern society brand”  issues in our music, we deal with the involvement of brands and branding in our world and culture so it probably makes sense this connection.

Laura : You fights for the gay rights  and some of your fans are gay. Do you enjoy being gay icons ? How your sexual orientation is perceived in Israel ? 

The YP : Sure, we feel like those topics are part of who we are and are also important,  we are a half gay half str8 band and we always like contributing to a fight we feel is important.  in Israël these days there’s a lot of famous people how’re out publicly and it’s not such a big issue anymore…

Laura : Your best memory on the scene ?

The YP : Playing our first show in Paris at the “la Gaité Lyrique” was an amazing experience , meeting new crowds in a new country is always very exciting, almost like dating 🙂

Laura : Tel Aviv or Paris ?

The YP : That’s not fair hehe, Tel aviv is our home and it’s a great city that we love , though we are totally in love with Paris and always waiting to go back whenever we can, the beauty and culture is truly amazing

Laura : Your best address to drink in Paris ?

The YP : We LOVE eating at ANAHI and clubbing at the Silencio

Laura : Your best address to drink in Tel Aviv ?

The YP : There’s a great little cocktail bar called Imperial in Tel Aviv which is really cool

Laura : Your future projects ?

The YP : We loved doing the music and video installation for the opening of the new building at the TA museum of modern art.

**

Vous connaissiez ce groupe ?

Vous l’aimez ? 🙂

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FM LAETI, Sanctuary, nouvel extrait de l’album !

A l’approche de la sortie de l’album de FM LAETI « For the Music » le 13 octobre prochain, laissez-moi vous présenter son nouvel extrait « Sanctuary » (en playlist sur Nova) ICI ! Coup de coeur immédiat ! Pour info, l’album est déjà disponible en pré-commande, et devance un concert au Nouveau Casino le 24 Novembre !

FM LAETI, c’est Laetitia Bourgeois, une jeune guadeloupéenne à la personnalité solaire et à la culture métissée. Invitée sur Radio Campus en 2009, elle rencontre celui qui deviendra son compositeur, François-Marie Dru. François-Marie est lui aussi métissé de musiques noires et blanches, à l’image des enfants indignes de Chuck Berry, de Ray Charles et B.B. King, qui se nomment Beatles ou Stones, Clapton ou J.J Cale.

À eux deux, Laetitia et François-Marie forment FM LAETI. Et après quelques mois à composer leurs premiers titres, le duo s’agrandit, rejoint par Pierre-Marie Dru, frère du compositeur, producteur et fondateur de Pigalle Production. A l’été 2010, ils enregistrent leur premier album avec Yann Arnaud au studio de la Frette. Ils sont entourés de Christophe Minck, Steve Arguelles, Laurian Daire, Ludovic Bruni, Fatoumata Diawara et plusieurs autres musiciens. L’album sera mixé par le talentueux Stéphane Briat. En mai 2011, sort le single Rise in the Sun puis, en octobre, l’album It Will All Come Around. S’ensuit une tournée de deux ans.

Fin 2012, Laeti, FM et PM s’enferment dans une maison en Provence et commencent à écrire les premiers titres de ce qui deviendra leur deuxième album, For the Music. Plus pop, plus coloré et orchestral, cet album est destiné à faire bouger.

« On cherchait des sons de claviers et des samples de batteries plus synthétiques que les sons acoustiques que nous avions utilisés jusque là. Souvent, Laeti dansait tout en écrivant les premiers mots à chanter. FM était debout au piano ou à la guitare tout en envoyant des rythmiques et PM insufflait de nouvelles directions dans nos inspirations ».

On m’a récemment proposé une interview de l’artiste ou un concours sur le blog, cela vous interessait ? N’hésitez pas à me répondre en commentaire ! 🙂

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Deluxe en concert à Hong Kong – Interview

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Près de 8 ans après la création de leur joyeuse famille, DELUXE ou la « young team à la moustache » fait sensation à chacun de ses passages. Quelques heures avant leur concert à Hong Kong, je leur ai donné rendez-vous au Grand Harbour Hotel pour un portrait chinois exceptionnel et une grande déferlante de franche rigolade ! L’occasion également d’évoquer leur label, Chinese Man Records, et l’origine de leur nom de scène.

Laura : Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs du Petit Journal de Hong Kong ?

Pietre : Ok, et bien je vais présenter tout le monde. Moi c’est Pietre, je suis à la guitare et au piano, Pépé est au saxophone, Soubri aux percussions, Kilo est beatmaker & scratcheur… Il manque Kaya à la basse et Liliboy notre chanteuse… Nous les avons perdus dans l’avion en venant à Hong Kong.

Laura : Pourquoi avoir choisi de vous appeler Deluxe ?

Pietre : C’est une question qu’on se pose beaucoup en ce moment… Non, en fait DELUXE, c’est une vieille histoire,  c’est un aspect de nos vies. Lorsque nous avons eu envie de former un groupe de musique il y a une dizaine d’années, on était jeunes, plus bêtes que maintenant et on était fan de barbecues. Un jour, nous sommes tombés sur une annonce d’un barbecue noir, magnifique. Nous nous sommes regardés et bingo, l’idée de DELUXE était lancée, c’est resté…

Laura : Vous avez été découverts par le groupe Chinese Man … Comment s’est passé la rencontre ?

Pietre : Ça s’est vraiment bien passé. On les adore. C’est nos grands frères. Une fois notre groupe créé, on a beaucoup joué dans la rue, pendant 5 ans ! On a eu la chance de se faire repérer par l’un des membres du groupe Chinese Man qui nous a demandé de lui envoyer une maquette, c’était plutôt flatteur…  Ils ont aimé et banco ! Dans quelques jours, ça fera trois ans que l’on bosse ensemble… On revient d’une tournée avec eux justement, c’était vraiment cool !

Laura : Vous portez tous la moustache, c’est quoi cette histoire ?

Pietre : Il y a plusieurs raisons … Cette moustache, c’est notre porte-bonheur. Il y a quelques mois, on a failli avoir un grave accident sur la route, on aime se dire que la moustache nous a sauvés. Elle est symbolique maintenant. Les autres raisons ? Vous les connaitrez quand on se rasera…

Laura : Puisque vous êtes sur le point de débuter votre première tournée en Asie, que diriez-vous de continuer cette interview en portrait chinois ?

DELUXE (en chœur) : Super fans !

Laura : Votre marque de fabrique, c’est votre moustache, comme on le disait à l’instant… Si vous étiez… la moustache d’une personnalité, laquelle seriez-vous ?

DELUXE (en chœur) : Frida Kahlo ! Et celle d’un homme, Hercule Poirot …

Laura : Si vous étiez… un objet ?

Pietre : Un thermomètre

Soubri : Un préservatif

Pépé : Une cuvette de toilettes, un fourre-tout…

Laura : Si vous étiez… un plat ?

Pietre : Un hachis Parmentier

Soubri : Un bo bun

Pépé : Un canard laqué !

Laura : Si vous étiez… une ville ?

Pietre : Hong Kong ! On ne connait que Central pour le moment…mais quelle soirée hier!

Soubri : Palerme

Laura : Si vous étiez…une famille ?

Pietre : La famille Adams !

Soubri : Une famille formidable

Pépé : Notre belle famille !

Laura : Si vous étiez… une date ?

DELUXE (en chœur) : Le 4 juin 1944 : le jour de la naissance de Carlos

Laura : Si vous étiez… une fête ?

DELUXE (en chœur) : La fête du slip !!!

Laura : Si vous étiez…une chanson ?

Pépé : A toi de Joe Dassin

Soubri : Un jour comme un autre de Brigitte Bardot

Pietre : Ragazza de Guy Marchand

Laura : Si vous étiez… une de vos chansons ?

Pépé: Superman

Soubri: My Game

Pietre: Extra Mile

Laura : Si vous étiez… un instrument de musique ?

Pépé : Une guimbarde

Soubri : Une harpe

Pietre : Une pédale wah-wah

Liliboy (qui arrive enfin…) : Une retardataire ! (?)

Akai : Une kalimba

Laura : Si vous étiez… un mot ?

Pépé : Kiwi

Soubri : Urètre

Pietre : Wrap

Liliboy : FermeLaGros

Akai : Turn pai vestemende (ndlr : cela veut dire bienvenue en langage inconnu…)

Laura : Si vous étiez… une épitaphe ?

DELUXE (en chœur) : C’est quoi ?!

Laura : Une inscription funéraire en quelque sorte …

Soubri : Il fait tout noir là-dedans !

Pietre : T’as pas du feu ?

Laura : Y aurait-il une question que vous auriez envie de poser à votre public ?

Pietre : Vous n’en avez pas marre de vous foutre de notre gueule ?

Paris Combo en concert à Hong Kong – Interview

Ni le charme de Madagascar de Mano Razanaja à la contrebasse, ni la gouaille sudiste de Potzi, le guitariste, ni l’Australie représentée par le batteur David Lewis, pas même la tendresse infinie de la chanteuse Belle du Berry ne pourront laisser les fans indifférents face aux nouveaux morceaux fluides autour d’humeurs personnelles et amoureuses.

Laura : Que signifie le titre de votre nouvel album « 5 » ?

Belle du Berry : Je crois qu’un groupe doit fonctionner comme une histoire, avec plusieurs chapitres. 5est un bon chiffre, il symbolise le cinquième chapitre de l’aventure Paris Combo. Après 5 ans de pause, nous nous sommes retrouvés à 5 musiciens pour sortir notre 5ème album… Et puis 5peut se lire dans toutes les langues ! C’est ça que je trouve intéressant dans l’idée de faire des albums, d’écrire : pas de faire un album ou un texte parfait, mais de voir se dérouler une histoire, avec un premier, un second chapitre…

Laura : Dix années se sont écoulés entre Motifs et celui-ci. Comment votre public a-t-il accueilli 5 après tout ce temps ?

Belle du Berry : Je dirais avec enthousiasme ! Même si le public est toujours très attaché à nos anciens albums, il semble également très heureux de retrouver le groupe avec de nouvelles chansons à découvrir – chansons que nous tournons maintenant depuis plus de deux ans, avant même la sortie de l’album en France.

Laura : Qu’avez-vous fait les uns les autres entre 2006 et 2011, années où le groupe était séparé ?

Belle du Berry : Chacun a pu prendre le temps qu’il fallait pour repartir sur des projets personnels, se ressourcer, souffler un peu car le succès du groupe ne nous avait laissé aucun moment pour cela ! Potzi a monté son trio de jazz Manouche (Potzi Trio) François a joué dans des formations plus rock (Pigalle, Juliette Dragon) quant à David et moi, nous avons co-écrit un album « QUIZZ » que nous avons tourné en France et à l’étranger ?

Laura : Avec cet album 5, vous restez fidèles au style métissé du groupe à la fois swing et jazzy. C’était une nécessité que de revenir à vos racines musicales ?

Belle du Berry : Je crois que la plus belle surprise après ces 5 années de pause a été de réentendre, dès les premiers instants de répétitions, le son de Paris Combo. C’était une évidence de se retrouver… Ensuite, la composition des morceaux s’est faite collectivement, à base d’improvisation. C’est la première fois que nous avons composé tout un album de cette façon ?

Laura : Jamais vous n’avez aussi bien parlé de l’amour, du temps qui passe… Vos années de pause vous ont-elles aidé à puiser dans ces questionnements intimes ?

Belle du Berry : Oui, je pense que pour l’écriture des textes aussi, cette pause a été bénéfique. J’ai eu le loisir, en écrivant pour d’autres ou en m’investissant dans des projets autres, de prendre le temps de développer des thématiques plus personnelles, plus intimes. Et quand est venu le temps d’écrire les textes de 5 , j’ai tout naturellement puisé dans cette veine d’inspiration.

Laura : Vous êtes l’un des rares groupes français à tourner autant à l’étranger qu’en France. Votre dernier album est même sorti aux Etats-Unis en 2013 avant de sortir dans l’Hexagone. Pourquoi ce choix ?

Belle du Berry : C’est un choix qui s’est imposé à nous, finalement. Nous avions enregistré l’album en 2012 et nous cherchions à le sortir en France et aux US. Notre maison de disque aux Etats Unis s’est montrée très enthousiaste et a proposé une date de sortie en mars 2013 alors qu’en France, le processus a été plus long.

Laura : Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir ? Qu’on cesse une bonne fois pour toutes de vous classer dans la chanson française rétro ?

Belle du Berry : C’est vrai que cette classification ne reflète pas vraiment notre musique, mais quelle classification le ferait vraiment ? Donc, souhaitons-nous plutôt bonne chance, qu’en pensez-vous ?

 

Matthieu Chedid en concert à Hong Kong – Interview

En voyant que Matthieu Chedid donnait un concert à Hong Kong, quelle ne fut pas ma joie ! Et quand j’ai su que j’allais le rencontrer pour une interview grâce au Petit Journal Hong Kong, j’ai presque hurler de bonheur au bureau (je suis folle bonjour) ! Non mais -M- quoi !

J’ai préparé ce que j’allais lui dire et contacté tous mes pots dans la minute : « LES A-MIS, JE VAIS INTERVIEWER MATTHIEU CHEDID ! » Et pour l’anecdote, j’avais comme par hasard regardé deux jours avant une interview de lui par Darkplanneur dans laquelle il parle très bien sensualité… Allez mon Matthieu, fais moi rêver !

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Photo Credit : Martin Fraudeau

« Laura : Pour commencer, parlons de votre première tournée en Chine en 2010. Quel souvenir en gardez-vous ?

M : Ma première tournée asiatique a été lumineuse, j’étais en phase avec mon public. C’est une de mes plus belles expériences en tant qu’artiste. Rien que le fait d’en reparler me donne des frissons… J’ai chanté à Beijing mais mon souvenir le plus mémorable reste le jour de la tête de la musique, le 21 juin, à Shanghai. Le public était composé de beaucoup d’expatriés bien-sûr, à 70% je dirais… -M- n’est pas connu en Chine mais le public étranger à bien réagi à ma musique et j’ai reçu ce jour là un merveilleux témoignage d’amour. J’ai cependant été frustré par le manque de temps pour rencontrer et collaborer avec des locaux… Mon plus grand objectif cette fois-ci est de m’enrichir des artistes asiatiques, de pouvoir leur parler de tous les instruments typiques que j’avais découvert en 2010 et que je continue de jouer aujourd’hui. La Chine est devenue comme plus « réelle » pour moi, moins inaccessible et impénétrable.

Laura : Pensiez–vous travailler avec des artistes chinois lorsque vous avez planifié cette tournée ?

M : Pierre A, mon ami et mentor durant cette tournée asiatique 2014 m’a envoyé il y a quelques temps des morceaux de musique d’artistes locaux. J’ai immédiatement flashé sur la voix particulière de ChaCha. J’ai découvert elle une Björk venue d’Orient… Il était donc essentiel pour moi de travailler avec elle. Je me suis imprégné de son univers et de celui de son groupe AM444 pour composer et la compléter sur un titre intitulé « Détache toi/Shen Jing Mo Shao. » Je ne suis pas déçu, elle est extraordinaire, pas du tout « mainstream. », juste authentique. Les collaborations franco-chinoises se font rares, je suis fier de notre travail. Quand au dessinateur qui a conçu la pochette de notre single, Leilei, il est merveilleux. J’ai eu beaucoup de chance. Leilei est très connu en Chine et cette pochette est une oeuvre d’art.

Laura : Suite à cette collaboration, avez-vous une nouvelle vision de la scène musicale chinoise ?

M : Il est certain que, grâce à ChaCha, la langue chinoise m’est plus familière. Je suis très agréablement surpris par le mariage de nos deux voix … J’y trouve des similitudes à l’écoute, presque comme si il s’agissait de la même langue. Cette collaboration avec ChaCha m’a profondément donné envie de réitérer l’expérience.

Laura : Aujourd’hui, on vous désigne souvent par votre vrai nom Matthieu Chedid mais à vos débuts vous avez choisi le pseudonyme de M. Etait-ce pour éviter que l’on vous assimile à votre père, Louis Chedid ?

M : -M- a 17 ans cette année, je suis très fier de lui … Je souhaitais avec ce personnage attirer le public dans mon monde, je ne voulais pas que les gens aiment « le petit fils d’Andrée Chedid » ou « le fils de Louis Chedid. »

Laura : A seulement 6 ans, vous chantiez sur le single de votre père intitulé « T’as beau pas être beau », être chanteur, c’était une destinée ?

M : Lorsque l’on nait dans une famille d’artistes, la logique est devenir artiste soi-même … Les choses se sont donc faites très naturellement … Je n’ai pas eu d’effort à faire pour devenir ce que je suis aujourd’hui, j’ai grandi dans un milieu où la musique était à l’honneur et j’ai eu la chance d’hériter du talent de poète de ma grand-mère. Lorsque j’étais enfant, Papa recevait Alain Souchon, Jacques Dutronc à la maison et nous chantions… Un peu plus tard, je suis devenu fan de Jimi Hendrix, j’ai appris la guitare avec une bande de pots dans un groupe que l’on a appelé « les bébés fou ». J’ai compris à ce moment là que ma vie était sur scène. Pour notre premier concert, notre seul public était nos parents… J’ai acquis de l’expérience grâce aux conseils de mon père. J’ai également fait partie d’un autre groupe de musique avec mon ami Jérôme Goldet. Chaque expérience, chaque collaboration, chaque rencontre ont été pour moi l’occasion de me perfectionner, de créer, de devenir meilleur. Je n’ai jamais fait d’école de musique, j’ai tout appris sur scène.

Laura : On compare parfois vos performances scéniques à du cirque. Que pensez-vous de cette idée ?

M : J’essaye toujours d’offrir plus qu’un simple concert à mes fans. Je pense que le terme « cirque » fait référence à la variété des émotions qui se passent sur scène lors de mes concerts … Je veux faire rêver les gens.

Laura : Etre sur scène est donc pour vous beaucoup plus intense que les enregistrements en studio ?

M : Ce sont deux choses complètement différentes … Etre en studio, c’est quelque chose de fort mentalement, tu dois retranscrire tout un univers dans chaque chanson, alors qu’être sur scène, c’est être dans la célébration de l’instant et se laisser aller… Et je pense que les meilleures choses se passent lorsque l’on cesse de penser… C’est impossible à comparer.

Laura : Votre personnage public est-il différent de celui que vous êtes dans la vie ?

M : Tu vois le Yin et le Yang ? C’est moi … Dans ma vie privée, je suis timide et réservé alors que sur scène, je suis plus du genre explosif. J’ai besoin d’être les deux, clinquant et calme. C’est pourquoi je crois que je me sens si proche du taoïsme … J’aime la dualité dans chaque chose. Je tiens ce trait de ma grand-mère … Cela m’inspire.

Laura : La paternité vous a-t’elle beaucoup changé ?

M : La paternité te fait basculer de l’enfance à l’adulte, te donne des responsabilités. La paternité a renforcé la part masculine qui était peu présente jusqu’alors. Elle a aussi rendu ma vie plus structurée.

Laura : Ces derniers temps, vous avez composé plusieurs musiques de films… Est-ce un travail de composition très différent de celui d’un album ?

M : Une musique de film est comme un nouveau monde et composer une musique de film est comme un nouveau job. La musique doit servir l’image, tu dois vraiment être subtil pour avoir le pouvoir d’influencer l’image. Ce qui est fascinant dans le fait de composer une musique de film, c’est qu’il y un vrai travail émotionnel. La musique a le pouvoir de révéler des sentiments, des émotions, de porter le film même. Hier, je travaillais sur une musique d’un film belge « Bouboule », et une fois encore, j’ai compris le pouvoir de la musique sur les images.

Laura : Avez-vous des habitudes, des rituels lorsque vous écrivez vos chansons ?

M : Ma seule habitude est de ne pas en avoir. Je me fie à mon intuition du moment … Je tente d’absorber toutes les énergies qui se trouvent autour de moi au moment de l’écriture et ce n’est qu’après que je mets les formes.

Laura : Quel est pour vous l’objectif ultime à atteindre en tant que musicien ?

M : Je pense que je reste simple et c’est cela mon ultime but.

**

Le jeune artiste LEILEI a été choisi pour concevoir la pochette de cette nouvelle version de Shenjing MoShao, dans les bacs asiatiques depuis le 6 janvier 2014. Inspiré par les graphismes géométriques de Mister Mystère et par les montages colorés disséminés dans le livret de îl, il rend dans cette création un hommage à l’univers de Matthieu Chedid par un collage lunaire et chatoyant.

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Les Gromechkos, chanteurs français à Hong Kong – Interview

J’aime tellement bien les gens que je rencontre en ce moment. (Et c’est pas fini !) J’ai rencontré Les Gromecbkos vendredi dernier à l’occasion de la sortie de leur 1er album « HONG KONG TALES », un travail explorant les coins reculés de Hong Kong autour de 11 chansons. Ce jour là, ils portaient leurs habits de scène, une seconde peau qui les rend reconnaissables, identifiables. Quand j’y pense, les Mots de Maalouf est une aventure extraordinaire bien que discrète parce que toujours, ce blog me pousse vers l’autre, moi qui suis si timide, au fond. J’ai beaucoup aimé mon entrevue avec ces 6 garçons, leur folle envie de partager, leur détermination joyeuse. J’ai aimé leur curiosité pour l’Homme Hongkongais, la « mise à mots » risquée sur les situations, les émotions universelles qu’Hong Kong peut nous transmettre. Avant ce vendredi, j’ai voulu adapter un concept New Yorkais pour Hong Kong, celui de pénétrer dans la vie des gens d’ici à travers une question, une émotion. Cette rencontre avec les Gromechkos n’a fait que confirmer mon désir de connaitre les secrets de ceux que je croise tous les jours et qui, à première vue, n’ont rien en commun avec nous. Vous savez qu’aimer ce que l’on reconnait est la base de la psychanalyse… (Affaire à suivre …) XXX

Le lien de l’Interview : http://www.lepetitjournal.com/hong-kong/a-voir-a-faire/sorties/176519-les-gromechkos-un-nouveau-souffle-musical-a-hong-kong 

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Phoenix en concert à Hong Kong – Interview

Phoenix pour moi c’est un peu le mythe du French Charisma qui excelle. Quand j’ai été appelée par le Petit Journal d’Hong Kong pour réaliser leur interview, c’était un peu la joie. Va savoir comment MOI, j’allais me retrouver à parler Twitter (si si c’est vrai) aux 4 mecs que je connais pour leur rock psychédélique, que j’admire pour leur « je m’enfoutisme  » musical si contrôlé. Bref, j’étais avec eux juste avant le show d’Hong Kong.

Des milliers qui les attendaient chanter. Nous on étaient 10 : 6 journalistes et Phoenix. On avait 60 minutes. Autrement dit, j’avais 60 minutes avec le mec de Sofia Coppola, Thomas. Je voulais qu’ils me parlent de leurs inspirations, de Paris, de leurs envies, de passions, de l’enfance… Des trucs qui leur sont chers. A moi aussi.

En ressortant, j’étais à la fois heureuse et embarrassée. Heureuse parce que Phoenix m’avait fait partager tant de choses que je savourais mon plaisir. Heureuse aussi parce que c’était l’heure du concert que j’allais savourer avec cette petite joie d’avoir vécu quelque chose d’intime et de particulier. Embarrassée car je ne pensais qu’à ma bande son qui avait légèrement dérayé durant la rencontre… et aux quelques questions que je n’avais pas pu poser.

Merci au Petit Journal d’Hong Kong et à Phoenix.

XXX

MMP

Le lien de l’Interview : http://www.lepetitjournal.com/hong-kong/communaute/portraits-et-interviews/175206-interview-phoenix-quatre-garcons-dans-le-vent


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L’interview de Kev Adams

C’est dans la petite salle du Temple du 11ème arrondissement de Paris et grâce à melty, société dans laquelle j’effectue mon stage, que j’ai découvert pour la première fois « The Young Man show », premier spectacle de Kev Adams, crétin surdoué de 17 ans et demi.

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C’est dans la lignée comique des plus grands que ce dernier s’exécute avec brio chaque soir tout en geste et en effets de voix imitant parents, enfants, professeurs d’une fraicheur et d’une spontanéité qui se ressent dès ses premiers mots. Kev bouffe la scène, s’impose à son public et nous embarque dans un monde dans lequel chacun se reconnait. Kev improvise et possède ce gout du risque qui le fait vibrer chaque soir tout comme son public.

C’est dans un café parisien tout proche du théâtre que nous nous sommes attablés afin que je réalise mon interview sur le ton du rire et de l’honnêteté.

J’ai tout de suite vu un artiste enjoué plein de talent, d’avenir, de peurs, de doutes et de certitudes

Kev me confie qu’il aime deux choses : la scène et son lit.

Kev me confie qu’il a extrêmement peur que tout s’arrête.

Kev a choisi ce pseudonyme pour protéger sa famille.

Kev a des fans d’une fanitude bien prononcée.

Kev se qualifie comme sympa.

Kev entamera bientôt une tournée afin de faire oublier à la France entière ses problèmes le temps d’un soir…

Kev nous confie également ses plus beaux moments d’émotions et ses projets d’avenir…

Retrouvez le cet été sur M6 dans la série qui lui est consacrée « Soda » (Ado en anagramme), ca risque de secouer…!!!

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