Merci 2016

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Si l’année 2016 avait été une personne, qu’aimerais-tu lui dire ? 

A l’aube des petits aux plus grands bouleversements, je tenais, comme chaque année et plus ou moins publiquement, vous me connaissez, à dresser mon bilan des 365 jours écoulés. Et cette année ce sera en merci que je l’achèverai. 

Merci  2016 pour ton lot de surprises , de joie, de rencontres, de doutes, d’incertitudes, de ratés qui font grandir. Un grand merci à toi janvier, à ce voyage à New York, et cette seconde rencontre avec celle que je considère comme amie indispensable à ma vie aujourd’hui, Caroline. Oh février… j’ai fait le choix de ne plus le voir, finalement. Ou est-ce lui, j’ai eu un peu mal. L’amour a une nouvelle fois laissé des traces. J’ai publié mes premier mots  – format papier – lu jour après jour vos mentions et remerciements – qui m’ont touchée. J’ai rencontré après des semaines d’emails interminables cette lectrice, Jennifer, devenue amie, eu avec elle mes plus beaux souvenirs de conversation : amour, amitié, psychologie, spiritualité… Et une prédiction – tu avais raison. Mars et Amsterdam. Avril et Annecy, les crèmes glacées, la rencontre avec ton petit garçon, toi, mon amie de Floride. Merci mai, les couleurs reviennent, l’exercice adoré de l’interview aussi. Nous rencontrons Jazzy Bazz, Jeremy Kapone, je télécharge snapchat, je manque de tomber d’un toit de Paris pour les besoins d’un shooting. En juin, nous réservons ce qui sera ma plus belle expérience de voyage : 10 jours en mer à sauter, nager, dormir, faire la fête, se découvrir, s’émerveiller, sans interruption. Juillet, les ruelles de Marseille, les calanques, la rencontre de Laura, de Morgane,  l’angine qui dure 3 semaines (ouais, c’était terrible), la recherche (enfin) d’un nouvel appartement et les dates que l’on enchaîne, à l’américaine.  Merci Août pour m’avoir donné la force de démissionner de Publicis, de quitter une véritable famille professionnelle, tellement parfaite que j’y ai fait entrer le petit frère. Un choix que j’ai un peu regretté, mais qui, je sais, est arrivé pour une raison : la vie. Septembre : mes 28 ans et de nouvelles ambitions pour cette année, celles de rencontrer peut-être celui qui, de prendre le temps pour le laisser entrer dans ma vie, au moins. Celle de créer de nouvelles choses, encore et toujours. Octobre ? Octobre. Novembre, Décembre, c’est les projets à 2 qui se dessinent. Comme par magie…

Vous avez remarqué qu’on ne dit jamais un peu merci, seulement ? On dit merci en entier. Merci pour ça, merci pour toi, merci pour eux, merci d’être là, merci pour tout, merci pour rien. Merci tout court. Merci en entier. Le merci n’est jamais entamé, pas terminé, esquissé, coupé. Et c’est quelque chose de terriblement beau, je trouve.

C’est important, de dire merci, je crois, vous ne trouvez pas ?

Alors merci merci 2016 d’avoir fait (un peu plus) grandir mes rêves ♡

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Sourires d’hiver, bonheurs de décembre

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× Les cinémas dans lesquels on se bouscule, pour voir des films nuls, juste pour avoir chaud et se blottir, les uns contre les autres. 
× Découvrir, dans un hasard qui fait bien les choses, la musique d’Ibrahim Maalouf. Assister à son concert des 10 ans, lui, entouré de M, Tryo, Amadou & Mariam, Soprano… Frissonner de plaisir face au choeur d’enfants invités à le rejoindre sur scène, danser, sourire, et puis être émue aussi.
× La buée sur les fenêtres et les mots doux que l’on écrit, juste comme ça. Est-ce que ça va laisser des traces ?
× The Sound Of Silence, Simon and Garfunkel

× Le petit plaisir par temps froid de s’immerger tous ensemble dans l’odeur (et la saveur) de mets libanais. La seule nourriture au monde qui me fait perdre la raison.
× Ne jamais retrouver la texture du kebbe de mamie maalouf. (oui je suis – peut-être- une cousine éloignée d’ibrahim)
× Les livres dans lesquels je ne me suis pas encore plongée mais la liste est longue : Le livre du Hygge, Meik WIKKING – Une année à la campagne, Sue HUBBEL et d’autres bijoux. 

Pendant ces douze années, j’ai appris qu’un arbre a besoin d’espace pour pousser, que les coyotes chantent près du ruisseau en janvier, que je peux enfoncer un clou dans du chêne seulement quand le bois est vert, que les abeilles en savent plus long que moi sur la fabrication du miel, que l’amour peut devenir souffrance, et qu’il y a davantage de questions que de réponses.

× Sourire à l’idée de faire plaisir.
× D’une nouvelle expérience professionnelle, avoir la sensation d’encore un petit peu plus me connaître, profiter cette fois-ci de ce temps offert pour ne plus se précipiter et faire les choses doucement, mûrement réfléchies et en accord avec moi-même.
× Paris qui s’illumine et le doré que je porte sans limite.

× Les mots qui touchent, ceux de Monica Lewinsky qui, après des années de silence, se décide à raconter son histoire. « On ressent l’humiliation plus intensément que le bonheur ou même la colère. » ou ceux de Florence Willaert, journaliste, souffrant de TAG (trouble anxieux généralisé). Je sais pas pourquoi mais cette dernière vidéo me fait penser aux mots d’une amie qui me manque aujourd’hui : un jour ou je me plaignais d’un petit défaut sur lequel je complexais, elle m’avait répondu : faut pas, c’est ce qui te rend humaine… Des années après, j’y pense dès que je me plains d’une bêtise.

× Un signe de ta part. Que je n’attendais plus.
× Et surtout, surtout, qui ne me touche plus.

× Te voir, et, parfois, me demander ou cela nous mènera.

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ET VOUS, QUELS SONT VOS PETITS ET GRANDS BONHEURS DE DECEMBRE ?

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Concours de Noël #LauAndXmas, je vous gâte !

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Cela fait un an et demi, tout de même, qu’un peu plus sérieusement qu’avant, je me suis autorisée à croire un peu en cet espace qui est arrivé un jour, l’air de rien, et qui m’apporte tellement – TELLE-MENT- en majeure partie grâce à vous. Cela fait un an et demi que j’ai ouvert deux documents drive sur lesquels je travaille pour vous proposer des choses dérivées, qui vous plaisent et qui m’animent. Ils ne sont pas encore remplis en intégralité, hein, parce que, je réfléchis, je suis occupée à autre chose mais surtout parce que c’est pas sérieux, tout ça hein, c’est pas sérieux.

Cela fait un an et demi que mon coeur s’emballe lorsque l’on me demande si le blog et tout ça autour pourrait devenir ma vraie vie, mon vrai travail, parce qu’au fond de moi, je sais très bien que c’est ce que je veux : raconter des histoires sur plein de formats différents, créer des trucs même si c’est pas révolutionnaire, faire des trucs vrais et auxquels je crois en fait. Cela fait un an et demi que je souris fort quand on me complimente et que ça fait très mal quand quelqu’un me critique, même si je les prends toutes, c’est constructif (et j’ai BEAUCOUP de chance que ça soit très rare.)

Cela fait déjà un an et demi que je « travaille » sans en avoir l’air, que je vous rencontre, que je vous pousse dans les bras d’Hong Kong avec l’envie furieuse de vous transmettre mon amour pour Paris, aussi. Un an et demi que je vois ce petit-grand bébé être de plus en plus lu et que tous les jours je souris, parce que si vous saviez comme c’est cool de recevoir autant juste en étant soi-même. Alors cette année, pour ce deuxième Noël vraiment ensemble, j’ai eu envie de vous gâter avec des cadeaux que j’ai, personnellement, chez moi, qui m’accompagnent au quotidien et qui, j’espère, vous plairont autant qu’à moi.

Vous êtes prêt(e)s à les découvrir ? Parce que je suis toute excitée de pouvoir vous les offrir ! ♡

Du 12 au 23 décembre, près de 200 euros sont à gagner par ici, mais également sur mon compte Instagram.

On commencera les samedi 10, dimanche 11 et lundi 12 décembre avec une Box Bijoux Linea Chic. ou la toute première box pour vous faire découvrir chaque mois un bijou unique de marque ou de créateur ! Enfin une box pour nous les filles 🙂 Vous pouvez vous abonner mensuellement ou l’offrir pour 1, 3, 6 mois ou 1 an.

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On poursuit les mardi 13, mercredi 14 et jeudi 15 décembre avec 3 très beaux cadeaux de ma marque chérie Maison Caulières : une bougie sensorielle Retour aux sources aux notes de figue-bergamote créant une atmosphère apaisante et réconfortante + une huile de bain parfumée Tourbillon Végétal + 1h de soin en institut pour vous chouchouter !

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Les  vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 décembre, l’un(e) d’entre vous repartira avec le sublime coffret polaire de la marque Dr Pierre Ricaud crée en édition limitée juste pour les fêtes ! Dans des tons bleus et argents venus des glaciers, ce ravissant coffret au décor polaire abrite 3 savons tout ronds au parfum gourmand et festif – senteur guimauve délicate et gourmande – + une bougie parfumée en édition limitée au parfum de guimauve doux et chaleureux qui ne quittera pas votre intérieur cet hiver.

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Les  lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 décembre, je suis heureuse de pouvoir offrir à l’un(e) d’entre vous une toute nouvelle bougie 100% végétale de ma marque préférée de cactus AŸ CACTUS !

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Enfin, les jeudi 22, vendredi 23 samedi 24 décembre, nous vous offrons, en partenariat avec la marque Laurentine, le sweat de votre choix ! Personnellement, j’ai choisi celui pour les accros à la caféine. Simple et idéal à n’importe quel moment de la journée, je le trouve confortable et magnifique !

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Trois étapes toutes simples pour participer

1– Abonnez-vous à mon compte Instagram @laufromparis & au compte Instagram de la marque du jour (@linea_chic /@maisoncaulieres / @DrPierreRicaud / @aycactus@laurentine_paris)

2– Repostez ma photo sur Instagram en me mentionnant @laufromparis ainsi que le hashtag #lauandxmas!

3– Commentez ma photo Instagram en mentionnant deux ami(e)s

Si vous n’avez pas Instagram, vous pouvez toujours me laisser un petit commentaire avec un mail valide et un petit mot gentil, sait-on jamais 🙂

J’annoncerai les gagnants tous les 3 jours sous la photo du concours !

Bonne chance et à demain !

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Fall (in love)

CETTE SEMAINE, J’AI… (numéro #03) mais j’avais envie d’intituler mon article comme cela : Fall (in love). L’inspiration face à ce look d’automne immortalisé au Jardin des Tuileries, toujours par ma Elodie.

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CETTE SEMAINE, J’AI…

× Rêvé du Japon, écouté en boucle la bande originale du film d’animation “Le voyage de Chihiro”, admiré les oeuvres de Hayao Miyazaki qui met en lumière tout ce que l’on a oublié dans notre monde moderne et la culture traditionnelle du pays : les forêts, les rivières, les divinités… Beauté.
× Terminé Black Mirror et tremblé devant certains épisodes dénonçant la place que peuvent prendre les réseaux sociaux dans nos vie… avant de tomber sur ce tweet de Loic Prigent, triste et glaçant : « Je checke Twitter, FB, Snapchat, IG et quand j’ai fait le tour je recommence et comme ça jusqu’à ce que la journée soit finie. » A méditer.
× Rencontré Salomé Charly autour d’un déjeuner. A tout juste 28 ans, Salomé travaille le bois comme personne et ses bijoux sont de pures merveilles. Je l’avais découverte il y a déjà quelques mois sur le blog de Coline et pouvoir évoquer le fait de travailler ensemble m’a mise en joie. Vous aimez ?
× Découvert le parfum “Mont Blanc” de chez Angelina, aux saveurs de marron glacé et de sirop d’érable dans une tasse de thé douce et chaleureuse. Un merveilleux moment.

× Eu envie de chaussettes douces et épaisses qui protègent les jambes du grand froid et parfaites pour cocooner en restant chez soi. J’en ai commandé ici, ici et ici.
× Me suis surprise à écouter du rap, encore, à écouter des paroles qui m’ont parlé, surtout. On a rencontré Georgio avec From Paris, interview à découvrir et vous avez le droit de me dire ce que vous en pensez. 
× Fait mon premier Bo Bun. Un miracle pour celle qui ne cuisinait pas. Mais qui a une envie irrésistible de s’y mettre, enfin.

× Revu le mec du premier baiser…
× Souri, avec lui, des souvenirs bien enfouis qui ressurgissent, teintés de nouvelles couleurs crées par le temps, et les quelques (13) années en plus…
× Écouté cette chanson jusqu’aux paroles murmurées-imprimées
× Dégusté les premières douceurs de Noël, la magnifique délicieuse buche Lenôtre en hommage à Paris, lors du spectacle « Paris Merveilles » créé par Franco Dragone pour le LIDO de Paris. (Un article arrive)

× Écrit des listes d’envies pleines de livres.

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Photos : Elodie

Manteau Pimkie – Cuissardes Mango

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13 novembre 2015. Et après…

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Affiche par Ryan McGinley

Je n’ai rien vécu. Et pourtant rien n’a plus jamais été pareil. Je me souviens. Je me souviens de tous les détails. Je l’attendais rue Saint-Honoré en me regardant dans le miroir. Je trouvais que j’avais grossi et je pensais à lui – avec qui nous venions juste de nous séparer. Je me sentais triste de ça un peu je crois, et puis je faisais les 100 pas, toujours en avance, on ne se refait pas. Plusieurs voitures roulaient sur la route et je venais de croiser cette fille, blonde peroxydée, invitée au même événement que moi, je ne crois pas qu’elle m’ait reconnue, dommage. Ce soir, je ne le savais pas encore mais ça allait aussi être la première fois que je croiserai Mai de SuperByTimai, un petit bonheur, moi qui la lit depuis des années.

Ce soir, c’est l’opening de la Maison Laks, j’ai reçu un gros carton d’invitation d’une superbe matière que j’ai montré, il y a quelques jours, à mon père. Il était jaloux du saumon norvégien que j’allais déguster, « sans aucun doute le meilleur », selon ses dires, je souriais de sa jalousie.

Je boirai tellement de champagne à cette soirée. C’était un vendredi soir ordinaire, il faisait plutôt doux pour le mois de novembre et nous étions, moi comme tous les parisiens de mon âge, festifs et joyeux, confiants et loin, très loin de se douter que cette soirée marquerait la fin d’une ère, le début du plus grand élan d’amour que je n’aurais jamais connu. 20h, 21h, 22h je ne sais pas bien qu’elle heure il était. Le champagne coulait et on commençait un peu rire bêtement, on se voyait souvent avec cet ami avant, un peu moins maintenant, on était contents de se retrouver, je me souviens n’avoir pas surveillé mon téléphone pour voir si il m’avait écrit ce soir là, pour une fois. Il y avait un photocall, beaucoup beaucoup de monde invités et plein de jolies choses à « instagrammer ». Tant de futilités. C’était une bonne soirée. Et puis… Et puis nous n’avons pas remarqué. Nous n’avons pas remarqué les gens qui partaient au fur et à mesure autour de nous, nous n’avons pas remarqué les bips, les vibrations, les voix angoissées, les regards stupéfaits, les klaxoons dehors, les sirènes qui hurlent très vite et très fort. Nous n’avons pas remarqué et nous avons continué à vider les verres et à discuter, sans savoir que ce dernier moment resterait fixé dans nos esprits. Pour l’éternité. A un moment, je ne sais pas, il était assis en face de moi et il a regardé son portable. J’ai vu ses yeux se froncer et je me souviens de ces mots « Il y a une tuerie à Paris ». J’ai immédiatement pensé règlement de compte, une bagarre qui dégénère, ça arrive. Et puis j’ai voulu, à mon tour, vérifier les alertes du Point, après tout. 7, 8 notifications je ne sais plus, 4 messages, 5 appels, je ne comprends rien. Je me rends compte juste à ce moment là qu’il n’y a presque plus personne autour de nous et qu’il faut quitter les lieux, au plus vite. Je crois que je ne panique pas mais que je pars par réflexe, il se passe quelque chose. Lui veut continuer dans un bar, le champagne lui a monté à la tête, moi je n’ai plus aucun effet. Je me vois monter dans l’un des derniers Uber, demander au chauffeur : « Que se passe t-il ? » Tout se brouille : otages, Bataclan, hommes armés… J’ai des nouvelles au compte goutte des amis, de mon équipe créa, de mon collectif. Tout le monde est au chaud chez lui. Et puis la nuit devant la télé, recroquevillée, à suivre avec le frère et les parents les événements, en direct. On ne dormira jamais plus pareil.

J’ai pensé… J’ai pensé aux amis d’Hong Kong qui se réveilleront dans quelques heures découvrant ce chaos angoissant pour leurs proches. Tellement de monde à appeler « Tout va bien pour toi ? Tu es en vie ? Tu étais où ? » J’ai pensé tellement fort. Comme vous. Lundi matin, on est tous revenus au travail. Avec ma voisine de table, on a fait des blagues, comme toujours. Notre moyen à nous d’exorciser. Je ne crois même pas que l’on en ait parlé. On apprend, finalement : Olivia ne reviendra pas avant 3 semaines, elle était au Bataclan, elle n’est pas blessée mais traumatisée. Patrice est mort. Yannick aussi. Nos deux anges de Publicis. La minute de silence est longue, douloureuse, entrecoupée de larmes et après… Après, il n’y a plus rien. Si, la peur qui se mêle à la vie, le risque qui est présent, partout, et tout le temps. Les sursauts au moindre bruit, le 1er Noël « après », les premières fêtes, les questions des étrangers aussi : « comment vous le vivez ? », la psychose de certains, ils n’y peuvent rien. Les témoignages qu’on lit pour essayer de comprendre l’incompréhensible. Les nouveaux mots qui font désormais partie de notre vocabulaire : Daesh, enrôlement, djihadiste… Les gens que l’on regarde dans les transports, méfiants. Les gros sacs de voyage que l’on scrute, les alertes aux colis suspects, presque tous les jours. On fait avec. Hier ça faisait 1 an et beaucoup de mes amis voulaient être à Paris en ce dimanche de pluie, pour se souvenir.

Ce vendredi 13 novembre, je crois finalement que ça a donné encore plus la force. De se nourrir de beauté, d’émotion positive, d’amour, de compréhension aussi. De compréhension face à cette société, notre société malade et fatiguée. Chacun a réagit à sa manière, je crois pour ma part que je suis devenue encore plus curieuse des autres, connus, pas connus, créateurs, artistes, talentueux ou pas, on s’en fiche. Chercher des réponses finalement, essayer de pénétrer les vies des plus démunis, de parler beaucoup, encore plus qu’avant. Aimer. Aimer et s’investir. Cesser de laisser les gens dans leur merde, cesser de détourner le regard sur les peuples qui souffrent, cesser de consommer aveuglement en détruisant notre planète, voir s’investir les gens. Apprendre. Grâce à Dounia Bouzar (qui travaille au désembrigadement des jeunes recrus de Daech) et son article plein d’espoir.

Ce post ne vous apprendra rien, je n’ai rien à vous apprendre. J’avais juste besoin, moi aussi, 1 an après, de poser les mots. Il se trouve que c’est tombé ici… Je vous embrasse et vous envoie des tonnes d’amour.

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Oui, j’ai bien vécu mon retour en France, ça vous étonne ?

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Il y a quelques jours, je suis tombée sur un énième article titrant : Revenir en France après la vie à l’étranger : la galère silencieuse des expatriés & immigrés français, et puis, presque sans me contrôler, j’ai eu un gros soupir, étonnant mes collègues, et les poussant à me questionner. Le fait est ? J’en ai eu marre de lire inlassablement les mêmes discours, de revoir le même article avec les mots qui changent peu, ou pas, d’un énième ex-expatrié revenu en France, déprimé. Déprimé et en crise. En crise identitaire, émotionnelle et professionnelle. La faute à ? La faute à personne malheureusement, la faute au temps qui est passé sans nous consulter, la faute aux copains qui ne nous ont pas attendus pour s’aimer, pour se marier, pour acheter, pour investir, pour parier sur un avenir que nous n’envisagions même pas, nous, nous qui avions cette chance incroyable de vivre à court terme, au jour le jour, au contact d’une autre culture, modifiant peu à peu, et malgré nous, notre façon de penser, de réfléchir, d’appréhender le monde, et la vie.

Cette faculté de pouvoir vivre l’instant présent sans penser au lendemain, c’est peut-être lui le plus beau cadeau que l’expatriation m’ait offert. Et que mon retour essaye de me reprendre. Cet état d’esprit si difficile à acquérir dans cette France que nous avons décidé un jour, délibérément, de quitter.

Alors oui, oui d’un côté, je comprends le titre de ces articles. Parce que moi même, et ce depuis 19 mois, je me sens, à mon tour, bien souvent en décalage. Et comment, comment leur dire que, de moi à moi (je veux dire : sans me comparer aux autres) je ne vois pas le souci, à 28 ans, d’être encore entre deux appartements, deux jobs et deux mecs ? Comment, comment leur dire que, je ne marche qu’aux émotions, positives et négatives, que je manque de rationalité et que je veux ma vie comme je l’entends, pleine de zestes et de couleurs ? Comment, comment leur expliquer qu’un jour je dise blanc, que le lendemain je dise noir, qu’un jour j’ai envie de repartir au bout du monde sur un coup de tête et que le lendemain je me vois mariée avec 4 enfants, dans une vie simple et tranquille.

Alors oui, certains doivent me prendre pour un ovni instable, d’autres pour quelqu’un d’absolument contradictoire et le plus difficile dans tout ça est de s’adapter, finalement. De s’adapter à la personne que l’on a en face de soi sous peine d’être prise pour quelqu’un de bizarre, d’en retard, je sais pas.

Le bilan un an et demi après mon retour : il me reste encore du chemin à parcourir et je ne vais pas vous le cacher, bien des choses sont plus difficiles ici. La légèreté de l’être pour ma part, que j’ai tellement de mal à retrouver dans l’entourage, au sens large.

L’art de rester positif, à toute épreuve, l’insouciance, le rire quand on a envie de faire la gueule, l’enthousiasme contagieux, la question constante qui se pose : « dans 1 an, est-ce que ça aura encore de l’importance ? », les gens qui montent sur l’escabeau et prennent de la hauteur, qui créent, pour eux et pour les autres, qui font confiance, qui se font confiance, qui ne se comparent pas aux autres, qui n’envient pas mais qui s’inspirent, aller plus loin, plus vite, avoir des objectifs… C’est ça qui manque.

A la place ? Les hurlements, les papotages, le ruminage, l’écoute du ruminage, me prendre parfois à ruminer à mon tour, à dévoiler cette part de moi que je tente de chasser, dès que je l’entre-aperçois, la complainte et l’habitude, la contastation de l’angoisse, le désespoir, la peur panique de devenir comme ça…

En fait c’est ça le plus difficile lorsque l’on revient : chercher très fort en nous pour ne pas céder à la négativité ambiante.

Ici, je dois apprendre tous les jours, ou presque, à conserver un bon esprit. Apprendre automatiquement à essorer l’éponge qui, parfois, se remplit de vices, de peurs, de colère, d’émotions négatives et rester positive. De l’inné à l’autre bout du globe – avec beaucoup moins de sécurité, de confort et de moyens – ce trait devient acquis, un comble. Et tel est, pour moi, le plus grand drame que les revenants peuvent vivre.

Alors oui je comprends les titres de ces articles, et si, jusqu’à alors j’ai parlé de partir, je vais parler de revenir.

Parce que, si le retour est douloureux, si la dépression vous guette, si vous avez des envies de tout foutre en l’air et de reprendre le premier avion, si la mauvaise ambiance vous pèse, il est tout à fait possible de retrouver la paix intérieure et le bonheur, en revenant en France ou ailleurs, et ce, dès maintenant. (Amen ?) Oui, promis. Alors oui, je vous embarque avec moi dans une série d’articles pour vous raconter comment moi j’ai appris à bien vivre mon retour et à être heureuse en France, parfois plus – et sans vous mentir – que je ne l’ai jamais été. Youplaboum !

La suite au prochain article ?

Love !

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Ça va aller, je te promets, ça va aller.

Blizzard

Je t’demande si tu es
une bête féroce ou bien un saint
Mais tu es l’un et l’autre
et tellement de choses encore;
tu es infiniment nombreux, celui qui méprise,
celui qui blesse, celui qui est, celui qui cherche
et tous les autres ensembles
Tourne-toi
Sois imprudent
Tout n’est pas fragile
N’entends rien autour de toi
Parce que tu es sacré, parce que tu es en vie
Parce que le plus important n’est pas ce que tu es
mais ce que tu as choisi d’être
Tu l’entends? Bien sûr que tu l’entends;
le murmure; le murmure assourdissant et permanent,
il a envahit la ville et les esprits,
il arpente les rues en hurlant.
Le murmure assourdissant et permanent,
comme un bruit parasite à l’intérieur qui t’épuise,
qui souffle à l’oreille de chacun « t’es mauvais,
t’es bon à rien, tu seras jamais assez bien »,
qui te répète « t’es comme ça, ou tu devrais,
ça changerait rien si tu changeais ».
Le murmure assourdissant et permanent
qui espère te mettre à terre en te criant:
« Essaie pas de refaire l’histoire,
t’y arriveras jamais c’est trop tard,
c’est baisé, c’est imprimé dans les mémoires ».
Le murmure assourdissant et permanent
qui te fait croire qu’y a pas de rédemption,
pas de pardon, pas de rachat. Pas de rémission
et tu l’acceptes, yu le laisses rentrer.
Woh woh woh qu’est ce que tu fais? Arrête!
Qu’est ce qu’il te prend de faire des trucs pareil?
Pourquoi tu t’fais du mal comme ça ?
Qu’est ce qui va pas?
Parle moi, tu sais que tu peux tout me dire.
mais nan mais c’est des conneries tout ça tu le sais.
Regarde moi dans les yeux.
Regarde moi. On s’en branle. C’est pas important.
Moi j’te trouve magnifique,
depuis la première fois que j’t’ai vu.
D’ailleurs j’m’en suis toujours pas remis.
Et puis comment j’f’rais sans toi moi ?
Et puis comment l’univers il ferait sans toi ?
Ca pourra jamais fonctionner. C’est impossible.
Alors faut pas pleurer! Faut pas pleurer parce que
ça va aller j’te le promets, ça va aller.
Parce qu’on est de ceux qui guérissent,
de ceux qui résistent,
de ceux qui croient aux miracles;
pas d’ceux qui disent que leur squelette bouge
parce qu’on les pousse du pied.
Mais un jour tout ça on y pensera même plus,
on aura tout oublié, comme si ça avait pas existé.
Qu’est ce qu’il faut qu’je fasse
pour que tu t’sortes les doigts du cul,
que t’enlèves cette merde que t’as dans les yeux?
T’as tout !
T’as toutes les cartes en main!
T’as, t’as tout! T’es beaucoup trop beau enfoiré!
Salope de ta race! Tu me brûles! Tu me brûles trop!
Avec tous les autres aussi,
qui me brûlent beaucoup trop fort!
Moi ça m’fout des cicatrices moi.
J’suis là. J’suis prêt à tout.
J’suis prêt à aller en enfer, j’te porte sur mon dos.
J’me prends des beignes regarde, j’me prends des beignes.
Et toi t’es assis. Tu plantes ton derche!
Tu refuses de sortir de ta cellule.
Mais tu vois pas qu’y a besoin de toi?
Tu vois pas que si tu fais rien tu sers à rien?
Ca va continuer combien de temps comme ça?
Tu vas rester à côté des rails
comme une vache qui regarde le train?
Jusqu’à ce que t’en puisses plus ou
qu’on t’mettre dans une boîte en bois?
Arrête de sourire ! Ce sourire là, qui pue l’échec!
Allez rend moi ce sourire papa
mais d’un autre côté t’as raison,
c’est tellement plus facile de sourire,
plutôt que d’être heureux.
Tu t’demandes si tu es
une bête féroce ou bien un saint
Mais tu es l’un et l’autre
et tellement de choses encore;
tu es infiniment nombreux, celui qui méprise,
celui qui blesse, celui qui est, celui qui cherche
et tous les autres ensembles
Tourne-toi
Sois imprudent
Tout n’est pas fragile
N’entends rien autour de toi
Parce que tu es sacré, parce que tu es en vie
Parce que le plus important n’est pas ce que tu es
mais ce que tu as choisi d’être
Tu nous entends le Blizzard? Tu nous entends?
Si tu nous entends, va te faire enculer.
Tu pensais que t’allais nous avoir hein?
Tu croyais qu’on avait rien vu?
Surprise connard!
Tu nous entends la Honte? Tu nous entends?
Si tu nous entends fais gaffe
quand tu rentres chez toi seule le soir,
on pourrait avoir envie de t’refaire
la mâchoire avec des objets en métal,
ou d’te laver la tête avec du plomb,
qu’est ce que t’en dis?
Tu nous entends la tristesse? Tu nous entends?
Si tu nous entends, c’est que toi aussi
tu vas bientôt faire ton sac,
prendre la première à gauche, deuxième à droite,
puis encore à gauche puis aller niquer ta race.
Félicitations! Bravo!
Tu nous entends la Mort? Tu nous entends?
Si tu nous entends sache que tu nous fais pas peur,
tu peux tirer tout ce que tu veux,
on avance quand même, tu pourras pas nous arrêter,
et on laissera personne derrière,
on laissera personne se faire éliminer.
Tout ça c’est fini!
Tu nous entends la Dignité? Tu nous entends?
Si tu nous entends sache
qu’on a un genou à terre et qu’on est désolé,
on est désolé de tout ce qu’on a pu te faire,
mais on va changer!
On va devenir des gens biens tu verras!
Et un jour tu seras fière de nous.
Tu nous entends l’Amour? Tu nous entends?
Si tu nous entends il faut que tu reviennes
parce qu’on prêt maintenant, ça y est.
On a déconné c’est vrai mais depuis on a compris
et là on a les paumes ouvertes avec notre cœur dedans
il faut que tu le prennes et que tu l’emmènes.
Tu nous entends l’Univers? Tu nous entends?
Si tu nous entends, attends nous, on arrive,
on voudrait tout comprendre, tout savoir, tout voir, tout vivre,
on cherche la porte du nouveau monde
pour pouvoir s’y fondre en grand.
Tu nous entends Toi qui attends? Tu nous entends?
Si tu nous entends souviens toi qu’t’es pas tout seul; jamais!
On est tellement nombreux à être un peu bancal, un peu bizarre.
et dans nos têtes y’a un blizzard,
comme les mystiques, loser au grand cœur;
il faut qu’on sonne l’alarme, qu’on s’retrouve,
qu’on s’rejoigne, qu’on s’embrasse,
qu’on soit des milliards de mains sur des milliards d’épaules,.
qu’on s’répète encore une fois que l’ennuie est un crime,
que la vie est un casse du siècle, un putain de piment rouge.
Nique sa mère le Blizzard.
Nique sa mère le Blizzard.
Tout ça c’est fini.
Nique sa mère le Blizzard.
Quand la seule chose dont tu t’sens capable
c’est d’te mettre en chien de fusil et d’plus penser à rien.
Nique sa mère le Blizzard.
Si tu t’sens glisser y’aura des mains pour te rattraper.
Nique sa mère le Blizzard.
Creuser, jusqu’au bout. S’arrêter que quand t’as tout enlever.
Nique sa mère le Blizzard.
Tu seras là, tu respireras l’air
et tu réaliseras que y’a quelque chose qui a changé.
Nique sa mère le Blizzard.
La nuit sera calme. Personne restera sur le carreau.
Nique sa mère le Blizzard.
Des douleurs, des peines y’en aura, mais on restera debout.

CETTE SEMAINE, J’AI… #02

automne

× Trouvé le nom de mon futur – joli – projet (qui n’est ni un bébé, ni un chien)
× Compris que j’allais devoir vrai-ment travailler si je voulais qu’il voit le jour.
× Pensé que j’avais déjà cette idée en tête l’année dernière mais je n’ai fait que repousser…
× Décidé de ne plus procrastiner. Déjà hâte de vous en parler.

× Perdu (beaucoup trop) de temps à scroller Facebook pour regarder des trucs dont je devrais en avoir rien à foutre – à essayer de comprendre les réactions des autres avant de me rappeler que je m’étais juré de ne plus analyser. « N’en faites jamais une affaire personnelle » – il est bon de te relire encore et encore Accords toltèques.
× Avalé de travers en gardant le smile.
× Lu sur Neon – que j’adore franchement en passant – que nos filtres Instagram pouvaient avoir un rapport avec notre état psychique. T’en as d’autres des conneries ?
× Eu plein plein de compliments sur mon nouveau feed – black au max – justement.
× Regardé le 1er épisode d’Orphan Black, et arrêté. Regardé le 1er épisode de Black Mirror et adoré. Black Mirror, c’est une série britannique qui présente le futur en forme de cauchemar réaliste. C’est franchement bien fait, à la fois drôle et alarmant.

× Ah, il y a This is Us. Dieu que j’aime ces séries américaines à la Grey’s Anatomy qui ne font penser à rien et rappellent la Floride.
× Ecouté les théories de ma Lau, qui sont tordues mais chaque fois si brûlantes de vérité.
× Eu des envies de meurtre. – Je pose ça là, comme ça. –
× Vu une voyante. A la soirée Jägermeister

× Été contente, un peu moins que d’habitude
× Paru apparemment plus contente. C’est fou comme un masque fait bien les choses.
× Finalement appris que notre « intelligence » se dégrade d’année en année à cause de la pollution. Merci Arte.
× Réalisé que Léo en vrai, en VO, au début, quand il était mince, bien que blond et bien rasé, c’était l’homme de ma vie (en fait, j’adore ses mains et sa voix, et moi, je suis sensible aux mains et à la voix). Tout ça après une photo de Léo et Kate Moss sur le Instagram de Laura Love Clothes.

× Dormi 1h de moins pour la peine
× Décidé que j’allais choisir ma prochaine destination de vacances vite vite vite (j’amène le soleil, j’ai dit).
× Reçu le mail d’une créatrice que j’adore, rencontrée à l’inauguration de Seize et qui, en plus, a l’air d’une nana géniale, douce, ouverte. Heureuse de travailler avec elle prochainement. (Ah oui, sur un autre de mes bébés projets…)

× Découvert Idriss Aberkane et son « économie de la connaissance ». Merci chère planète de créer encore de tels génies.

Et vous, elle était comment votre semaine ?

#NowPlaying To California, J Lisk

XXX

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Comme un coup

J’aurais voulu vous raconter la poitrine qui saute et le coeur qui s’emballe d’un coup, sans même que l’on comprenne, on est déjà fichu.  J’aurais voulu vous raconter les nuits durant lesquelles on ne dort pas, l’appétit que l’on a plus, l’esprit qui bloque, qui s’arrête, la chaleur qui s’empare de notre corps, le sourire qui se fige, l’infinie tristesse aussi, parce que c’est une bêtise. D’ailleurs les amis n’ont que ce mot là qui sort : bêtise. J’aurais voulu vous raconter le trac, la hâte, la peur, l’envie, la trouille, la préparation minutieuse des habits, je vais mettre une robe, et puis tout enlever pour un jean, il me portera bonheur, des rechanges de rouge à lèvres, au cas où, une brosse à dent, ce sera pour juste avant. J’aurais voulu vous raconter l’excitation, le réveil lorsque je sais que c’est juste ce soir, les quinze premières minutes, le coeur qui bat si vite, les 100 pas juste devant la porte, l’envie de vomir, de rire, de pleurer, de danser. La maudite et adorée minute où rien d’autre ne compte, sinon se voir, très vite.

J’aurais voulu vous raconter les questions que l’on se pose, qui s’enchaînent, qui nous rendent verts de peur, qui nous font sourire, qui nous donnent l’air concentrés, qui nous rendent silencieux, j’aurais voulu vous raconter cette énergie que personne ne peut comprendre à moins d’un jour être arrivé dans une salle et avoir ressenti ce coup de massue sur le corps, bouleversant les projets, la logique que l’on essaye de respecter, le chemin que l’on tente de tracer. J’aurais voulu vous raconter la honte, aussi. La honte d’attendre, la honte de désirer si fort sans savoir pourquoi, de se montrer trop insistant, ne s’imposer alors que l’on a aucune légitimité. Je n’aurais pas voulu vous raconter l’impatience, le corps (encore) qui se tort, la force mentale pour essayer de chasser, de se raisonner, de revenir à avant, avant la rencontre, avant les sentiments parce que ça nous ferait nous plaindre, on n’a pas envie de me plaindre, ça nous fait déjà assez perdre l’équilibre comme ça.

Et puis après, j’aurais voulu vous raconter tout le reste, mais je ne sais pas comment on fait, pour raconter quelque chose de tellement fort, alors à la place, pour le moment en tous cas, le reste viendra dans quelques temps, je vais juste vous dire ça, et puis vous raconter l’après. 

L’après, les verres qui trinquent, les nerfs qui lâchent, les mains que l’on serrent très très forts, les lèvres que l’on mort, l’imagination qui vient se mêler à tout cela, encore plus qu’avant. Le film qui défile malgré nous, les images une à une qui reviennent hanter notre esprit et faire très mal au corps, puis au coeur, inévitablement. Trouver l’oreille la plus fidèle et parler, parler, raconter, alors que l’on s’était dit “non, tu gardes tout pour toi cette fois-ci”, les coups de fil que l’on passe pour déroule la scène encore une fois. Je ne sais plus là, à ce moment là, ce détail qui revient, pourquoi c’était si bien. J’éteins mon portable 100 fois, je le rallume, j’écris, j’efface – on fait des choses un peu ridicules dans ces situations là, visiblement.

L’après, il faut effacer, oublier, ce n’était qu’une lubie, un mirage, une parenthèse. Essayer de manger, s’emparer d’une chose sucrée, manger ce n’importe quoi pour panser les plaies, aïe, on doit tirer un trait, déjà.

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Seize, l’adresse DIY que vous allez aimer !

ateliers-diy

Vous recherchez une bonne adresse pour devenir la reine du DIY à Paris ? Je crois que j’ai trouvé la petite merveille qui va vous plaire. Luminaires féériques, plantes d’intérieur, attrapes-rêves, couleurs lumineuses… chez Seize, tout est beau, design, moderne et je ne vous ai pas encore parlé des artistes… 

des artistes qui exposent, souvent pour la première fois, derrière lesquels se cachent des histoires, des belles, des lointaines, des passionnées, des histoires que l’on a envie de découvrir, des histoires que l’on a envie d’entendre, pour y repenser après.

D’hier j’ai gardé…

Stone Paper Feather

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C’est la première artiste que j’ai vue, cachée derrière ses grands cheveux blonds. Elle avait l’air si concentré, j’ai tout de suite senti que j’allais aimé. Des pierres, des plumes, des coquillages, et tout un tas de matières végétales tout autour d’elle, Camille est prête à raconter son histoire à chaque personne qui vient contempler son travail. Sa passion ?  Confectionner des bijoux, uniques et chaque fois différents, avec les matières qu’elle trouve. Elle rêvait d’être naturaliste, et, au fil des années, elle a construit caillou par caillou et plume par plume sa réserve merveilleuse : une belle collection de matières naturelles qu’elle modifie ou pas, qu’elle peint ou pas, mais qu’elle utilise pour habiller les femmes. Les bijoux sont chics, épurés, sublimés.

« Un collier, un bracelet… n’est pas une simple fantaisie selon elle, il veut dire quelque chose ; révèle une partie de nous. »

Totem by Poppy

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Pour apprendre à faire de jolis tissages, c’est chez by Poppy que ça se passe. Les totem de Totem by Poppy sont des tissages écologiques et faits main. Elle récupère de la laine et des morceaux de bois de ses voyages aux quatre coins du monde, ce qui rend ses pièces uniques… 

entree-boutique

A l’approche de l’hiver, Seize est également ainsi l’endroit idéal pour se retrouver autour de la grande table d’hôtes (elle-même réalisée sur mesure par un ébéniste parisien) et réaliser plaid et autres doudous qui nous aideront à affronter les caprices de la météo.

La programmation (sept créneaux hebdo dont un dédié aux kids le mercredi après-midi) est définie plusieurs semaines à l’avance en fonction des saisonnalités et des tendances, longuement flairées sur les réseaux. Vous pouvez trouver les ateliers suivants : tricot, crochet, tissage, broderie, bijoux – perles, décoration florale et cosmétique naturelle.

La belle idée ? Les ateliers sont privatisables pour des événements professionnels ou pour particuliers (anniversaires, EVJF, Team building…)

Le prix de ces ateliers ? De 35 à 70 euros par atelier, matériel compris et on repart avec son kit pour remettre ça à la maison.

corner-createurs

En dehors de la programmation des ateliers, le lieu est enfin ouvert aux coworkers du quartier avec des forfaits à l’heure, à la journée et au mois.

  • à l’heure pour 5 euros
  • à la journée pour 20 euros
  • au mois pour 275 euros avec un accès illimité.

Les services offerts aux co-workers:

  • Espace design et agréable
  • Internet haut débit / Wifi
  • Copieur multifonctions
  • Table commune connectée pour faciliter les échanges

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Seize Paris

16 rue de Crussol

75011 Paris (Métro Oberkampf)

Alors, je ne vous ai pas trouvé l’adresse parfaite pour cet hiver ?

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