Catégorie : CULTURE

Faut-il aller voir Alibi.com ?

Après le succès de Babysitting et Babysitting 2, Philippe Lacheau est de retour devant et derrière la caméra avec son nouveau film Alibi.com. 

Hier soir, j’ai eu la chance de découvrir le film en avant-première dans les locaux de Canal Plus et de rencontrer la joyeuse bande composée de Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Julien Arruti et Tarek Boudali.

Synopsis : Greg a fondé une entreprise nommée Alibi.com qui crée tout type d’alibi. Avec Augustin son associé, et Medhi son nouvel employé, il élabore des stratagèmes et mises en scène imparables pour couvrir leurs clients. Mais la rencontre de Flo, une jolie blonde qui déteste les hommes qui mentent, va compliquer la vie de Greg, qui commence par lui cacher la vraie nature de son activité. Lors de la présentation aux parents, Greg comprend que Gérard, le père de Flo, est aussi un de leurs clients…

Mon avis : OUI, il faut aller voir Alibi.com ! Oui, pour la joyeuse bande de copains à l’écran comme dans la vie (ça se sent !) Oui, pour la justesse de Didier Bourdon dans le rôle du père et pour la – toujours aussi -sublime Nathalie Baye, touchante de naïveté. Oui, pour les références aux années 80/90 (Retour vers le futur,l’incontournable boxeur campé par Brad Pitt dans Snatch, Mad Max, Goldorak…) Oui, pour les anecdotes (racontées ensuite par les comédiens en personne !) telles… le zèbre et son coup de sabot, aie ! Oui, pour le naturel, pour l’ennui que l’on ne ressent dans aucune scène, et un grand OUI pour le… RIRE : ce dernier verbe prend tout son sens lorsque l’on parle de ce film. Oui, j’ai ri à gorge déployée, moi qui ai tant de mal à esquisser un sourire devant un comique. Loin de se prétendre « intelligente » – d’ailleurs, ce n’est pas ce qu’on lui demande – Alibi.com fait le job et devient LA comédie de ce début d’année qui ne se prend pas la tête.

Petit conseil : restez jusqu’au bout du générique de fin avec l’exceptionnelle Nawell Madani… il vaut le coup 

Alors, convaincus ?

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Une journée au Mondial de l’Automobile

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J’aime bien cet exercice, je l’ai toujours aimé. Rencontrer des gens, discuter avec même si c’est pour seulement dire quelques mots. Parfois, j’y connais rien. Enfin, je veux dire en voiture pour le coup, j’y connais rien. Et puis ce monde, cette foule grouillant à la recherche du nouveau joujou. Cette année, la nouveauté c’est la VR : Playstation, Samsung… chacun y va de sa nouvelle attraction. La dernière fois que je suis allée au Mondial de l’Auto, j’avais 20 ans. Je m’en souviens bien. En fait, je me souviens surtout de mes cloques aux pieds à force de rester sur des talons de 10 cm toute la journée (depuis, le plat est privilégié). Je bossais pour BMW… D’hôtesse à journaliste je suis passée.  Les membres du crew avec moi pour capturer les images, mettre en lumière les émotions, les réactions, les surprises aussi, et les passions.

Un petit commentaire si vous avez aimé la vidéo 🙂

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Juste la fin du monde

Bon, pour être honnête avec vous (honnête avec vous, cette expression dont j’ai du mal à me défaire), je ne savais vraiment pas comment débuter cet article – je pourrais dire cette nouvelle rubrique – car les articles ciné sont loin maintenant. Une chose est sûre j’avais envie de vous parler de films, et surtout de ce film. Par conséquent, je vais essayer de ne pas (trop) digresser et de ne pas passer une demi-heure à disserter sur cet article qui relate la méthode de Walt Disney pour être plus créatif (oui, je suis en train de me refaire pour la 30ème fois la biographie complète de ce génie), de ne pas non plus m’épancher sur le podcast “Métro, Boulot, Bonheur” que j’ai adoré via Radio Médecine Douce, sur mon dîner au restaurant KULT (je vous en parle ici la semaine pro), bref de ne pas faire comme d’habitude et mettre 3 heures à introduire mes articles (… trop tard.)

Cette semaine, donc (mercredi matin à 10h40), je me suis retrouvée (avec un jeune couple de fans et des retraités) dans la salle dans laquelle j’allais chialer pendant 2 heures. Ce film, je l’attendais depuis avant Cannes, depuis Mommy. Je l’attendais plus que tous les autres que je regarde depuis 7 ans. (J’ai découvert Les Amours Imaginaires par une collègue en 2010, la révélation Dolan.) Je l’attendais si fort que je ne voulais pas arriver après la bataille, lire les critiques, entendre débriefer les potes cinéphiles. Je voulais être la première ce mercredi à 10h40 à me plonger dans l’abîme, à me faire mon propre avis. 

Je ne vais pas vous faire une critique de ce film car je ne sais pas bien faire, mais vous dire ce que j’en pense et à quel point il m’a époustouflée.

Juste la fin du monde est le 15ème film de Dolan, il raconte l’histoire d’un écrivain qui, après douze ans d’absence, retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.

Cet échange entre Mother (Nathalie Baye) et Louis (Gaspard Ulliel) au milieu du film dans la grange est déjà culte. Les échanges entre la mère et le fils absent, l’amour et les sens à l’écran, la beauté des plans, les cadres, les matières des vêtements que l’on croit toucher, la tension palpable qui s’installe, le souffle court, le coeur prêt à exploser, les silences, la musique évidemment et surtout, lui. Xavier Dolan dont on ressent la présence, comme un 6ème personnage. Ce film, c’est lui, derrière tous les plans.

Juste la fin du monde est un film d’amour, un film d’amour qui donne de sa personne. Un film dont le spectateur se sent tout de suite proche, un film dans lequel on s’identifie aux personnages. Et puis les premières minutes, j’ai détesté. Il est possible que des mèches de cheveux aient été frénétiquement tournées, que des ongles aient été rongés dans la salle, je n’ai pas regardé. Les premières minutes mettent en scène le désamour familial et puis ça crie, ça crie beaucoup. Il y a pas mal d’obscénités verbales, de lenteur dans la maison, de regards longs, de mains qui se lient entre elles, de cigarettes sur lesquelles on tire, de salive que l’on avale difficilement, de mots que l’on ose prononcer, et puis que l’on ose vulgairement, de larmes, de coeur qui se serre quand il souffre, de jalousie hurlante, dévastatrice, et surtout, surtout de nostalgie.

Juste la fin du monde est un film triste. Très triste. Le rapport à la mère, au frère, à la soeur. J’ai passionnément aimé. Tantôt pleuré, tantôt souri. Jamais ri. L’amour difficile à exprimer dans une fratrie, les caractères incompatibles, l’ainé qui ne peut pas forcément donner l’exemple, les forces différentes… Tout ça m’a rendu bien triste… Mais c’est beau, vraiment beau.

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Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

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