2 MOIS PLUS TARD

Deux mois sans écrire, à lire les autres, beaucoup. Deux mois à me poser des questions : je reste ou je pars ? Je trouve une nouvelle formule ? Deux mois à ouvrir une page word, à raturer des cahiers de mots qui ne me ressemblent pas, qui ne me ressemblent plus. Deux mois à vomir de l’image de « La blogueuse » et ses dérivés : « la blogueuse mode » = « la blogueuse superficielle » : création de mon esprit ou non, j’ai haï ce que j’ai ressenti. Deux mois à continuer Instagram, à naviguer et apprécier les différents univers, les parallélismes, à rêver devant les photos de voyages, à poster beaucoup de noir. Deux mois sans sourire particulièrement, deux mois sans parvenir à écrire. J’avais mis cela sur le compte de l’amour « le drame de l’amour heureux », mais je crois qu’il y avait quelque chose d’autre : je me suis comparée. La comparaison ou l’histoire de ma vie, petite. Me comparer à mes sœurs et être pressée de sortir le soir, me comparer à mes copines et être pressée d’embrasser un garçon pour la première fois. Me comparer et être pressée d’aimer, pressée de voyager, pressée de…  pressée de vivre j’étais. Dès mes 6 ans, je me suis comparée, tout le temps, au grand désespoir de ma mère : cela me rendait conflictuelle, insatisfaite. Cette fois-ci, ces deux mois, je me suis comparée aux autres, à ceux qui font comme moi. J’ai lu, lu, lu des centaines de textes sur medium, et plus j’ai lu, plus j’ai trouvé que c’était mieux, plus j’ai perdu les mots. Je me suis questionnée beaucoup sur l’écriture, sur son intérêt finalement, sur la légitimité. Je me suis demandée si j’avais des choses à dire, des choses à vous apprendre. Autant avant quand j’étais à Hong Kong… mais à Paris ? Je le sais bien, je ne devrais même pas me poser la question. Parler comme si l’écriture était un business me désole… et pourtant je l’ai perçu comme cela, très fort. Les deux mois d’été sont passés vite. J’étais vraiment prise par le travail, la tête dans le guidon. J’ai rencontré pour la première fois un hypnothérapeute formidable pour discuter, débloquer des choses, je vous raconterai – peut-être. Je me suis reposée une petite semaine dans mon village, j’ai fait de longues balades, j’ai écouté la mer, j’ai beaucoup mangé, sans culpabiliser, et du coup sans grossir. J’ai beaucoup appris aussi. Je me suis sentie un peu perdue professionnellement, décidément. J’ai toujours été heureuse avec lui, malgré nos différences qui se font remarquer, chaque jour un peu plus. Sa rationalité contraste avec ma « folie ». Heureusement, il me calme, m’apaise, me rassure. Je suis partie dans tous les sens, encore et plus que jamais. En deux mois, j’ai constamment changé d’avis : travailler en free, rester où je suis, arrêter le blog, poursuivre le blog,  intégrer un grand groupe, faire le tour du monde, créer ma boîte, changer de voie. Comme il m’a dit justement : « Arrête de t’écouter et agis. Arrête de parler et essaye. Va jusqu’au bout des choses. Ceux qui changent d’avis tout le temps finissent par ne rien faire et passer à côté de leur vie… » Merci à lui. Un été mouvementé en somme… ça tombe bien, j’ai choisi le calme pour les mois à venir. On va parler on va parler féminité, on va parler photo, on va parler rencontres… Finalement, les mots reviennent, j’ai plein de choses à vous dire…

A tout vite.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s