Mon cher « échec »

J’ai toujours écrit sur ce que je connaissais vous le savez. On écrit toujours mieux sur ce que l’on connaît.

J’ai écrit sur le voyage, sur la liberté, sur l’expatriation, sur l’amour, sur le manque d’amour, sur le manque tout court. J’ai écris sur Hong Kong et puis sur Paris, sur le mal être parfois, mon mal-être.J’ai écrit quelques pages sur le minimaliste, d’autres sur la productivité.  Mais très peu sur d’autres sujets. Très peu, finalement, sur ce que je faisais au quotidien, sur mon travail, mes relations de travail.

Peut être que parce que c’était évident, pour moi toujours j’entends, je sais pas.

Mon parcours scolaire et professionnel

J’ai eu un cursus que l’on pourrait qualifier de « parfait » – selon les recruteurs et mon père. Bac à tout juste 16 ans, IUT, école de commerce spécialité Marketing Digital, des stages convoités, des maîtres de stage formidables, un appel du large qui s’est vite concrétisé : 2 années à Hong Kong au milieu de brillants VIE suite à un seul échange sur LinkedIn, un retour dans l’une des plus belles agences de Paris : Publicis. Un parcours sans faute d’une petite nana qui poursuit ses rêves sans mal. Qui aime le risque aussi et dont le credo de vie est de sortir de sa zone de confort; dès que possible. Vous le savez bien, ceux qui me lisent…

Alors, c’était plutôt logique. Plutôt logique de démissionner d’un CDI confortable full package (1 jour de RTT par mois, intéressements, copains copines, temps pour le blog ) pour un métier que je n’avais jamais fait, dans un cabinet dont je ne connaissais que le nom.

Avais-je été trop idéaliste sur le poste ? N’ai-je pas mis assez du mien pour m’y sentir vraiment bien ? Ou ce nouveau job n’était-il tout simplement pas fait pour moi ? Encore faudrait-il pouvoir le déterminer. Je ne sais pas encore vraiment, je ne saurai peut-être jamais mais ce nouvel engagement s’est arrêté, aussi vite qu’il avait commencé. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée pour la 1ère fois, à 28 ans, sans emploi. Moi. « Ba ouais ma grosse, Toi ».

D’abord le soulagement, puis la colère que ça s’arrête comme ça, je pense même qu’il y a eu un peu de tristesse. Je suis résolument humaine et je hais l’échec, surtout avec le sentiment de n’être pas allée jusqu’au bout.

Bref. J’aurais pu retrouver un boulot à la seconde, c’est vrai. Si il n’y avait pas eu des questions de confiance en soi qui s’étaient glissées là-dessous, oui sans doute. J’aurais pu faire genre, faire comme si. J’ai pas réussi.

« Bonjour le pôle emploi ! » Ou pas.

J’ai foiré des entretiens, et puis j’ai pointé au pôle emploi. Avant de me faire renvoyer aussi sec puisque je ne remplissais pas les conditions avec un (prends ça dans la tronche cocotte) : « fallait pas démissionner quand ien a qui crèvent de faim à côté de toi » et « fallait réfléchir à deux fois avant d’aller travailler en Asie ! » Pardon madame. La gerbe, j’ai eu.

Pendant 3 jours. J’ai pleuré de rage, j’ai pleuré de peur, j’ai pleuré d’être devenue (dans mon esprit) une espèce de looseuse, je ne me suis plus sentie capable, j’ai du lâcher mon appartement, je n’ai même pas réussi à bosser plus que ça le blog. Je n’ai plus eu envie, je me suis posée des questions, j’ai pensé faire des formations, j’ai dormi, je l’ai regardé se lever tous les matins, j’ai manqué de rires, j’ai manqué d’histoires, j’ai manqué de vie. J’ai manqué de ragots à la machine à café, j’ai manqué de musique de collègues qui gueulent et que l’on déteste, j’ai manqué d’énergie, et le pire c’est que je ne tirais rien de ce manque, et ça, ça me terrorisait.

Vous remarquerez, j’utilise l’imparfait et pourtant, pour ne rien vous cacher, je suis toujours dans la même situation…

… A une petite – très grande – différence près… mon état d’esprit a changé. Et là est la clé finalement, et c’est pour ça que je vous écris, pour que le vôtre change un peu aussi, si jamais (et je ne vous le souhaite pas), vous vivez/vous aurez à vivre une situation similaire.

Mon état d’esprit n’a pas changé d’un coup je vous rassure, mais étapes par étapes, par recherche au fond de soi (on y reviendra encore et toujours : tout se passe en VOUS !), en parlant aussi, avec les bonnes personnes évidemment. Et J’ai découvert un mot en fait. C’est drôle ces mots qui se baladent et que l’on ne s’appropriera peut-être jamais. Ces syllabes que l’on prononce sans en savourer le sens, puis qui le prennent tout entier après. J’ai découvert un mot, et c’est ce mot dont je vais vous parler aujourd’hui, sans lequel je ne pourrai plus vivre maintenant : DI-SCI-PLINE.

Notre histoire avec ce fameux mot a commencé simplement, suite aux quelques matins avec l’impossibilité de se lever, en me préparant sans but véritable, en ne comprenant pas cette fatigue aussi… La fatigue du manque d’intérêt et du basculement vers la trop grande réflexion qui fait du bien, certes, mais qui fait surtout perdre pied.

Pourtant, je crois que j’avais toujours rêvé de ça, mais pas comme ça. J’avais toujours rêvé d’avoir plus de temps pour le blog, d’organiser mes journées comme je l’entendais mais là j’étais pas prête, je crois, et surtout surtout je ne l’avais pas choisi là, et je ne l’ai toujours pas choisi au moment où je vous en parle.

La clé : La discipline

La discipline, de sa définition, signifie la / les règle(s) que l’on s’impose à soi même, la maîtrise de soi, le sens du devoir. Mais surtout, surtout la discipline pour moi, dans mon esprit, c’était de me créer des joies actives, des joies que je ne trouvais pas forcément en travaillant, de répéter des choses mécaniquement, jour après jour, qui me feraient plaisir, qui me donneraient des repères, pour mieux vivre. Des joies naissant de mon ennui, qui deviendraient indispensables à ma vie, des joies créées par moi, pour moi, en quelque sorte. Méditation, Sport, Yoga, Ecriture… cela peut être n’importe quoi. 

J’ai donc décidé de vous lister des petites astuces conseils pour développer son auto-discipline pour toutes les personnes au chômage ou en freelance. J’espère que cela pourra vous aider et faciliter votre quotidien. N’hésitez surtout pas à partager vos astuces dans les commentaires, vos méthodes et les petits trucs qui vous aident !

Mes astuces & conseils pour avoir de la discipline

– Mangez BIEN, même si l’envie n’y est pas !

Et respectez la règle des 3 repas par jour ! On les connait les fringales dues à l’ennui… et bien luttez contre elles en gardant à l’esprit que 90% du temps, vous n’avez pas faim ! Sortez, marchez, et buvez de l’eau avant de sauter sur la tablette de chocolat.

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– Ayez une routine

Développez une sorte de routine pour vous-même et tenez-vous y. Levez-vous le matin à une certaine heure. Personnellement, je suis réveillée à 7h et je me lève à 9h puis appliquez une heure aux tâches que vous aurez choisi de faire chaque jour de la semaine.

Appliquez cette technique à tous vos projets / activités quels qu’ils soient et tenez bon. Vous verrez que vous vous sentirez tout de suite beaucoup mieux !

Rappelez-vous surtout que le premier pas est toujours le plus dur.  Et c’est comme cela pour tout ! Au départ, fixez-vous des tous petits challenges à respecter 5 jours de suite, par exemple : « aller sur l’ordinateur et ouvrir ce document » « lire 10 pages » ou « faire 10 minutes de yoga » ou « écrire 1 paragraphe »…

Croyez-moi, si vous arrivez à faire un seul pas, le suivant sera beaucoup plus facile et ainsi de suite jusqu’à devenir habitude.

Steve Pavlina compare  l’autodiscipline à un muscle. Plus vous l’utilisez et plus cette compétence s’accroît mais il ne s’agit pas de rester dans sa zone de confort ! Pour acquérir encore plus de force vous allez au fur et à mesure porter des poids de plus en plus lourds. De la même façon, l’autodiscipline doit s’acquérir de manière progressive pour ne pas être découragé trop vite. Par exemple, si le défi du jour est trop grand pour vous, réduisez le temps à une demi-heure puis augmentez le temps au fur et à mesure.

– Prévoyez un planning pour chaque jour de la semaine

Avec des objectifs RÉALISABLES. Là, deux possibilités s’offrent à vous : vous pouvez tenir un planning le dimanche pour la semaine à venir ou la veille pour le jour suivant. Personnellement, j’ai choisi la première option, mes journées sont planifiées du lundi au vendredi. Le week-end je souffle un peu et je me laisse vivre. Encore une fois, c’est à vous de voir.

Etablissez une liste des priorités et commencez à faire ce qu’il y a de plus important. Lorsque vous êtes clairs sur vos objectifs de la journée, vous avez plus de chance de les voir se réaliser.

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– Faites un bilan hebdomadaire

Effectuez chaque week-end un bref bilan. Celui-ci consiste à revenir en pensée sur la semaine qui se termine pour analyser votre performance. Si vous avez dévié de votre engagement, alors analysez les circonstances de cet écart de conduite. Si vous avez au contraire respecté votre nouvelle habitude, soyez fier de vous et essayez d’identifier ce qui a contribué à votre réussite.

– Laissez-vous envahir par la peur

Ouais, vraiment. Pleurez si vous avez envie de pleurer. Criez si vous avez envie de crier. Il est parfaitement normal d’être parfois effrayé(e) dans une situation comme celle-ci. Analysez votre peur, écoutez-là, et apprenez à la voir venir puis à la contrer. Avec ou sans aide. La méditation peut rentrer en jeu, ou la lecture. Je vous conseille une nouvelle fois l’ouvrage « Le pouvoir du moment présent. » qui m’a aidée, ainsi que mes deux soeurs et toutes les personnes à qui je l’ai prêté.

– Continuez à sortir, rencontrer, voir vos amis

C’est certainement la chose dont j’ai le plus souffert et bizarrement que j’ai eu le plus de mal à faire. Je crois qu’au départ j’avais honte de cette situation que je n’assumais pas. Gardez à l’esprit que d’une : vous n’êtes pas défini par votre travail mais par ce que vous aimez et que de deux, vos amis vous aiment tel que vous êtes !

– Créez un environnement propice à vos activités

Et vous devriez commencer par cela ! En restant à la maison, il est très facile de traîner et en particulier dans un environnement mal optimisé ! Pour réussir à tenir vos engagements, pas d’autre solution, il faut vous créer une bulle et être discipliné(e) : vous n’êtes pas à la maison, la tv n’existe pas, vous avez 1000 choses formidables à faire et vous avez du pain sur la planche !

Créer un espace propre, rangéclair et dégagé est absolument nécessaire pour vous concentrer sur ce que vous avez à faire. Le désordre attire l’oeil et dérange lorsque vous avez besoin de focaliser toute votre attention sur ce que vous êtes en train de faire. Le but est donc de créer un espace le plus fonctionnel et neutre possible pour que vous ne soyez pas gênés par ce que vous avez sous les yeux tout en ayant toutes les informations et les choses qui vous sont nécessaires à portée de regard comme de main.

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Tenez, voici une liste de questions qui vous aideront à vous situer sur le long chemin de l’autodiscipline, sans vous faire peur, il est intéressant pour soi d’y répondre :

  • Vous lavez-vous tous les jours ?
  • Vous levez-vous à la même heure chaque matin ? Y compris les week-end ?
  • Êtes-vous en surpoids ?
  • Y a-t-il une quelconque addiction (caféine, nicotine, sucre, etc.) dont vous aimeriez vous débarrasser mais pour laquelle ce n’est pas encore le cas ?
  • Est-ce que la boîte de réception de vos mails est vide à l’heure actuelle ?
  • Votre bureau est-il propre et bien rangé ?
  • Votre maison est-elle propre et bien rangée ?
  • Combien de temps perdez-vous pendant une journée normale ? Ou un week-end ?
  • Si vous faites une promesse à quelqu’un, quel est le pourcentage de chances que vous la teniez ?
  • Si vous vous faites une promesse, quel est le pourcentage de chances que vous la teniez ?
  • Pourriez-vous jeûner pendant une journée ?
  • Quel est le niveau de rangement du disque dur de votre ordinateur ?
  • À quelle fréquence faites-vous du sport ?
  • Quel est le plus grand défi physique auquel vous ayez jamais fait face, et combien de temps cela fait-il ?
  • Combien d’heures de travail concentré accomplissez-vous lors d’une journée de travail normale ?
  • Combien d’éléments sont sur votre liste de choses à faire depuis plus de 90 jours ?
  • Avez-vous des objectifs clairs couchés par écrit ? Avez-vous des plans écrits pour les atteindre ?
  • Si vous avez perdu votre travail, combien de temps passerez-vous chaque jour à en chercher un nouveau, et combien de temps maintiendrez-vous ce niveau d’effort ?
  • Quelle dose de télévision regardez-vous actuellement ? Pourriez-vous abandonner la télé pendant 30 jours ?
  • À quoi ressemblez-vous actuellement ? Que dit votre apparence à propos de votre niveau de discipline (habits, toilette, etc.) ?
  • Sélectionnez-vous votre alimentation de base en vous basant sur des considérations de santé ou de goût/de satiété ?
  • De quand date la dernière fois que vous avez consciemment mis en place une nouvelle habitude positive ? Ou mis fin à une mauvaise habitude ?
  • Êtes-vous endetté ? Considérez-vous cette dette comme un investissement ou comme une erreur ?
  • Avez-vous décidé à l’avance de lire cet article en ce moment, ou est-ce simplement arrivé ?
  • Pouvez-vous me dire ce que vous ferez demain ? Et le week-end prochain ?
  • Sur une échelle de 1 à 10, comment noteriez-vous votre niveau global d’autodiscipline ?
  • Que pourriez-vous accomplir de plus si vous pourriez répondre 9 ou 10 à cette dernière question ?

**

Si j’avais une dernière chose à vous dire… Ayez confiance en vous. Vous êtes votre unique, meilleure et principale force. J’espère que cet article vous aura (rien qu’un tout peu) aidé et je suis là si vous avez besoin d’en discuter 🙂

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