Fête des mères

Voilà deux mois jour pour jour que j’habite sous votre toit mes chers parents. Voilà deux mois qu’après avoir parcouru Paris, Tours, la Floride, encore Tours, encore Paris, Hong Kong, l’Asie, je revis chez vous. Dans le chez moi de mon enfance. Dans le chez moi des batailles avec le petit frère, dans le chez moi des révisions scolaires, des premières larmes pour une interdiction, pour un mot de travers, à cause d’une crise d’adolescence passagère, à cause d’un amour que j’oublierai quelques jours après.

Voilà deux mois que, de nouveau, vous supportez avec tendresse mes allers-retours, mes 1000 nouvelles idées chaque jour, mes rythmes alimentaires, mes humeurs que, parfois, je laisse transparaitre et que je regrette, quelques secondes après. Voilà deux mois que je revois vos visages chaque matin, ces visages qui m’exaspéraient fut un temps, et que je redécouvre avec délice. Vos visages qui m’ont tant manqué, des soirées ou je mordais mon oreiller, regrettant parfois de ne plus les voir évoluer.

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Mais Maman était là tout ce temps. Elle était là, tapie dans l’ombre, vivant avec moi ces années d’absence, ces années de colère, ces années d’amour loin d’elle. Maman était là pour supporter les drames, se réjouir de mon bonheur, rire de mes interprétations, traverser les moments douloureux, les remises en question, les interrogations. Maman était là même loin, trouvant les mots, les bons mots, les mots justes pour estomper les chagrins, pour raisonner la folie, pour donner la force et la belle énergie d’atteindre les objectifs.

Maman était là et et nous traversions la vie comme ça, avec 1 connexion whats app, avec 1 appel viber qui fonctionnait 1 fois sur 4, avec 1 skype où elle ne se trouvait pas assez jolie, avec une empathie sans limite, elle qui ne serait jamais partie.

Et puis, c’était ça qui nous donnait de la vitesse, qui me donnait de la vitesse. En me sachant enveloppée par ses ondes chaleureuses et joyeuses, je pouvais avancer, essayer, accomplir, rater, voyager, revenir, retenter, réussir, finir, repartir. Qu’aurais-je pu faire sans me savoir soutenue par cet amour ? Ne me le demandez pas. De ces 6 mois puis 2 ans, je me souviens de ses effets plus que de ses traits, je me souviens qu’avec elle, rien de grave ne pouvait m’arriver. Merci Maman… et bonne fête.

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Blogueuse Parisienne ex-expatriée à Hong Kong, je tiens ce blog lifestyle & voyage depuis 2014. Merci de m’avoir lu et n’oubliez pas de me laisser un petit commentaire ! Bisous ! Laura

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