La guerre est déclarée

Il y a un film dont je n’ai pas parlé dans ce blog. Pourtant, il fait partie de ceux que je n’ai pas oublié. Je l’ai vu par hasard je crois, c’était juste avant de partir en Floride. Je crois même que le film ne me disait pas plus que ça, trop de tapage, pas assez d’éclat. Voici la bande-annonce : 

Il y a presque 8 mois, je me suis couchée avec La guerre est déclarée. Et le lendemain, je me suis réveillée avec lui. Je me souviens avoir réalisé que je pouvais refaire ce film, quasi plan par plan dans ma tête alors que je ne l’avais vu qu’une seule fois. Ca ne m’avait jamais fais ça.

Je me souviens avoir téléchargé la BO et l’avoir écouté 10 fois, 15 fois, l’avoir trouvé si belle, si intègre. J’adore la musique au cinéma, ça transcende des émotions. D’ailleurs, il y en a toujours une qui traîne dans mon iPhone, la seule qui parle de sentiments, que j’écoute quand j’ai envie d’être triste (parce que des fois ça m’arrive.)

La guerre est déclarée est une œuvre étonnante, poignante mais surtout vivante. Vivante pas au sens d’agitée mais au sens de vie, de sentiments qui n’ont pas besoin de dialogue pour transparaître, pour exploser.

Le film ne parle jamais de la mort, ni même des souffrances de la maladie, tout n’est qu’amour, du couple pour l’enfant, une espèce de passion miraculeuse qui nous tient en haleine, qui nous donne envie de rire, et de pleurer devant leurs sourires.  Ce film est tellement vrai, tellement simple et ambitieux, tellement humain.

Valérie Donzelli (qui est aussi la réalisatrice) et Jeremie Elkaim donnent tout, c’est un vrai truc perso, un truc dense, on s’émerveille, on a peur avec eux. On ne les plaint pas, on les accompagne. Je n’ai pas vu de film comparable.

Et puis je n’avais de cesse de me demander comment il est possible, avec sa propre vie, douloureuse, sa propre histoire, sa propre chair, de faire quelque chose de si artistique ? Comment Valérie Donzelli a su à ce point garder la bonne distance pour ne pas raconter la maladie sans pour autant la minimiser ? Comment le couple a pu gérer ce combat exposé ?

Je conseille le film à ma mère. On en parle et elle me balance avec une légèreté déconcertante qu’elle n’y a pas été si sensible.

Son ressenti, c’est que le combat qui s’engage pour l’enfant est poignant mais que beaucoup de choses gâchent le film. Juliette (Valérie dans le film) qui, à l’annonce de la maladie, s’effondre dans le couloir, ses pauses clopes x 1000, les scènes de débauche entre deux passages à l’hôpital.

Ma mère a manqué de proximité avec la guerre est déclarée. Je l’ai hyper interrogée, et puis j’ai compris que cette divergence de point de vue avait peut-être avoir avec un truc de génération.

J’ai du mal à faire des généralités et j’ai encore plus de mal avec tout ce que l’on peut dire sur les jeunes aujourd’hui, c’est une facilité intellectuelle que d’imaginer que l’on est tous et toutes une bande d’irresponsables allergiques à tout ce que l’on nomme responsabilité. Parce que c’est plutôt que nous rejetons l’ancienne façon de voir les responsabilités.

Ok, je n’ai pas de souci avec le fait que l’on dise, parce que je trouve ça vrai, que l’on est une génération d’enfants gâtés, gâtés parce qu’écoutés, parce que compris, parce qu’analysés, parce que proximité. Les jeunes de notre société sont moins préparés à la guerre alors cela devient une forme d’héroïsme de mener cette guerre et d’en chasser la routine, de garder ce sentiment d’insouciance et d’aspirer à l’idéal, peu importe le combat.

Enfin, j’ai découvert Valérie Donzelli avec ce film.

Cette fille a un vrai point, de vue, une vraie personnalité, elle est une véritable passionnée. Elle s’autorise tout dans la mesure, dans la justesse, elle se moque des codes, elle créée avec ses tripes. Elle compose, produit avec tout ce qu’elle est, tout ce qu’elle a sans jamais se travestir.

Bref, je crois que je pourrais beaucoup écrire sur ce film, sur l’actrice. Il y a Main dans la Main qui sort ce mercredi, un truc encore de sentiments, de passion et d’équilibre, de chorégraphie amoureuse, de fusion, de dépendance affective.

Je voulais finir ce post avec quelques mots que je trouve hyper beaux :

« Pourquoi c’est tombé sur nous ? Pourquoi Adam ? »

« Parce qu’on est capable de surmonter ça. »

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#SocialMedia #Rêves #Voyages #Entrepreneurship. Pour me contacter rdv sur Twitter @Laufromparis ou par mail à laupouliquen@gmail.com !

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