Renaud

Je suis OFF et je traînasse sur le web. Je suis OFF et je traînasse sur les wall de mes amis virtuels. Ma sœur est enceinte, je lui poste En Cloque de Renaud parce que je l’ai grave dans la tête. Et puis après j’ai Mon Bistrot Préféré dans la tête. Je vais sur youtube chercher la vidéo et je tombe sur Mon film Sur Moi de Renaud. Je rigole et je pleure. Merde.

Dépressif depuis plusieurs années, quand je le vois, je ne le reconnais plus. Je me souviens de ces clichés de lui pris à la Closerie des Lilas il y a quelques mois, et ça me frappe encore plus parce que je passe devant le bar presque tous les jours pour aller chez la copine, station Port Royal. Je l’admire tellement que j’ai fait comme si les tristes images que je voyais de lui n’avaient aucune espèce d’importance. Comme si ce n’était pas lui. Et revoir ses photographies, jeune, ses premières télé, ses sourires, ça me fout un coup.

Etrangement, depuis quelques temps, j’ai plus concrétisé mon attirance pour le chanteur, pour l’acteur qu’il était. J’ai regardé des films que je n’avais jamais vus et aussi, tous les vidéos que j’ai pu trouver de tous ses styles.

J’ai tout de suite aimé Renaud.

Renaud, c’est les trajets en voiture à l’Ile d’Oléron, c’est la découverte de la Corse, c’est la sœur qui connaît toutes ses paroles par cœur, c’est les chamailleries devant le miroir avant les fêtes de village. Renaud, c’est les textes pleins de gros mots mais jamais vulgaires, c’est un vocabulaire que, gamine, je ne savais pas, un sens que je ne comprenais pas. Parce que n’importe quel enfant peut écouter Renaud, Parce que n’importe quel enfant peut poser la question à sa mère « Mais ça ne se dit pas : nous nous en allerons ?! »

Renaud, il confronte le public à sa part noire, à sa révolte intérieure, personnelle, intellectuelle.

Ecouter Renaud, c’est prendre un plaisir fou à se plonger dans une nouvelle histoire chansons après chansons, à découvrir un nouveau personnage qu’il fera héros, du loubard à sa fille en passant par les flics, par son ami. Il jure mais toujours avec un tel naturel et une telle force que c’est normal, que l’on est d’accord, que l’on reçoit. Il n’y a pas une once de méchanceté chez Renaud et tout son lot d’imperfections, son air triste, tout ça aide à faire de lui un copain, un VRAI humain célèbre, certes.

Et puis Renaud, c’est aussi et surtout l’histoire d’un homme amoureux. Un homme qui est dingue de sa femme, qui en parle à chaque entrevue, qui veut mourir sans elle, qui a failli se flinguer pour elle. Renaud, c’est une virilité si fausse, une virilité tendre. Des conneries, évidemment.

Renaud l’homme et Renaud l’artiste ont le même regard.

Et puis il y a pleins de grands dans sa carrière. Il y a ses amis dont il parle toujours, Coluche (le parrain de sa fille Lolita), Julien Clerc, Miou-Miou et d’autres…

J’ai regardé plusieurs de ses clips, des ses passages télé. Il y était jeune, vif. Et j’ai souri parce que c’est mieux de se souvenir comme ça.

Je n’ai pas envie d’apprendre que Renaud s’est éteint et de revoir son regard si nostalgique sur son enfance, sur sa vie. Salement fataliste.

Bref, c’était ma journée OFF sous cette putain de pluie.

Je vous embrasse.

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#SocialMedia #Rêves #Voyages #Entrepreneurship. Pour me contacter rdv sur Twitter @Laufromparis ou par mail à laupouliquen@gmail.com !

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