Ryan Gosling : le silence est-il charismatique ?

 

 Un soir, j’ai enfin regardé ce film, Drive.

15 jours que l’on me bassinait avec ce soi-disant thriller de l’année. Alors pour éviter de me sentir complètement has-been et pour cultiver un minimum de sujets meubles en cas de situation – je te rencontre, je ne te connais pas, c’est la panique : il faut que je trouve quelque chose à te dire – j’y suis allée.

Dans les premières minutes, j’observe chaque centimètre carré de la pellicule rivée sur la peau du Driver avec une délectation toute particulière. La caméra approche le sujet de si près qu’elle me donne l’illusion de me retrouver dans la voiture en plein cœur de l’action.

Si le film continue sur cette lancée, il pourrait finalement me plaire.

« The driver » (Ryan Gosling) se cache dans une pièce et Blanche (Christina Hendricks) sèche ses larmes dans la salle de bain. Tout à coup, dans l’atmosphère menaçante de la séquence, des hommes rentrent se précipitant sur Ryan. Là, j’ai ressenti un truc violent, un peu comme un coup de poing dans le ventre. Et quand ce dernier tente de les maitriser durant quelques instants diaboliques, j’ai eu littéralement le sentiment d’être une psychopathe qui revit après une désintox’ de meurtres en série.

Je n’arrive toujours pas à savoir la raison de cette extase cinématographique. Si c’est l’effet Ryan Gosling – j’ai 12 ans et des hormones en folie – ou si c’est simplement le fait de casser la routine au regard du genre de film qui me fascine habituellement.

Mais le pire c’est que Ryan Gosling est si beau en Driver que le fait qu’il soit devenu une machine à tuer devient excusable, voire normal. Comme si le fait qu’il s’acharne avec tant de passion sadique sur ses victimes devenait moins grave puisqu’il possède une beauté mutine, paradoxale.

Et puis, c’est  d’autant plus original que dans Crazy, Stupid, Love, Ryan est un tombeur mais que je n’ai pas du tout ressenti la même chose à son égard. Dans cette comédie, sa beauté s’assimile à un ordinaire charme, le charme de l’homme soumis et conformiste qui se fond dans la masse.

Dans Drive, l’absence de parole est formidable. Et l’émotion est d’autant plus palpable. Tout se passe dans le regard, dans le sourire, dans chaque geste qui accompagne le héros du film. Il est fort Nicolas Winding Refn parce qu’il rend vraiment ce vide de mots joli.

Au fil des minutes, l’œil de Nicolas se veut tantôt perverti, inquiétant, tantôt pur, bienveillant. Sans le savoir, il me réconcilierait presque avec le film d’action, dont je n’arrivais jusqu’alors à ne trouver aucune satisfaction.

Bon week-end

A lundi.

 

Publié par

Blogueuse Parisienne ex-expatriée à Hong Kong, je tiens ce blog lifestyle & voyage depuis 2014. Merci de m’avoir lu et n’oubliez pas de me laisser un petit commentaire ! Bisous ! Laura

3 thoughts on “Ryan Gosling : le silence est-il charismatique ?

  1. Elle se fait tuer d'une balle?? T'es sure qu'on est allée voir le même film? xDCe que je peux dire du Ryan driver c'est qu'un homme qui ne parle pas est beaucoup plus beau. Le silence l'entoure d'un mystère qui parfait son charme, (et on peut encore imaginer qu'il n'est pas idiot :p).

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