Cannes 2011 : Le cinéma, c’est magique.

Ouverture Cannes 2011

De Nicolas Bedos

« Alors voilà, il y a 3 semaines j’ai rencontré les organisateurs de cette soirée et ils m’ont dit : « Mel, nous ce qu’on aimerait c’est que tu sois brillante comme Isabelle Huppert  mais poétique comme Cécile de France », ils m’ont dit « essaye de les faire pleurer comme Vanessa et Jeanne Moreau mais n’oublie pas de les faire marrer comme Édouard Bert, tu te débrouilles. »

Ils m’ont dit : « Parle leur de toi mais pas trop, parle leur du cinéma, des acteurs, des réalisateurs, des musiciens, des chefs déco, des scripts, des enfants de scénaristes…Dis-leur à un moment : Le cinéma c’est magique. » Le cinéma c’est magique.

« Et puis… fais-leur un couplet sur la paix dans le monde, le cinéma comme résistance, le cinéma comme repentance. Paf là, tu nous place un hommage à Robert de Niro, tu nous rappelle ses 300 films en deux phrases et tu enchaines direct sur Monsieur Woody Allen, tu regardes la salle, tu regardes les gens en haut, tu regardes les gens en bas… »

« Ah oui, ils m’ont dit surtout ne sois pas trop statique, genre prend possession du plateau, sois à l’aise… » T’es à l’aise.

« Rappelle-leur que Cannes c’est politique, c’est Truffaut, Bodar, Berri, Polanski se mêlant aux étudiants…Cannes c’est Pialiat qui dit Merde, Nicholson qui dit Hello, c’est le fou rire de Brad Pitt,  les larmes de Sean Penn, le sourire de Bardot, les seins de Sophie Marceau, les jambes de Monica Vitti, la folie d’Adjani, la classe de Feydeau Nowais… Dis-leur que Cannes, c’est un taxi dans les rues de New York, c’est les violons sublimes d’Emir Kusturica mélangés à la trompette d’ascenseur pour l’échafaud, c’est des dizaines d’anonymes qui deviennent les rois du monde, c’est les femmes sensuelles, blessées, fortes et fragiles d’Almodovar et d’Ouradou. »

« C’est…Dujardin qui dit plus un mot, Joey Starr qui bosse chez les flics, c’est l’excitation de découvrir le dernier Moretti, c’est le scandale sulfureux de l’empereur Bertolucci, c’est les joies, les cris de joies à genoux de Roberto, le  « Vive le cinéma » de Quentin Tarantino, dis-leur que c’est une même passion au même endroit pendant 11 jours qui en valent 100, dis leur que c’est flippant mais que c’est merveilleux, que c’est Terrence Malick, Deneuve et Gérard Depardieu ! Mel, t’as trois minutes ! »

 

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Blogueuse Parisienne ex-expatriée à Hong Kong, je tiens ce blog lifestyle & voyage depuis 2014. Merci de m’avoir lu et n’oubliez pas de me laisser un petit commentaire ! Bisous ! Laura

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